Jalousie, intrusion et bagarre : un Angevin qui avait fait “une heure de route”, condamné après une expédition chez son ex.

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné ce jeudi 30 avril 2026 un trentenaire d’Angers (Maine-et-Loire) qui s’était rendu chez son ex-compagne à Remouillé (Loire-Atlantique) pour “demander des comptes” et qui avait dégradé le mur de cette dernière en se “bagarrant” avec son nouveau conjoint.
Une visite pour “avoir le cœur net”
Damien XXX s’était en fait déplacé le 4 janvier 2025 depuis Angers – où il habite – pour se présenter au domicile de son ex-conjointe à Remouillé, où il avait “forcé l’entrée”. Ce cariste de 39 ans avait précisément “des doutes” sur le fait qu’elle ait “rencontré quelqu’un” après leur séparation en octobre 2024 : il avait alors fait “plus d’une heure de route” pour “en avoir le cœur net”.
Une altercation qui dégénère
À son arrivée chez Céline XXX, le prévenu l’avait “bousculée” et une altercation avait débuté avec le nouveau compagnon de la victime. Damien XXX avait poussé son rival contre le mur, occasionnant des “dégradations du placo”. Mais le trentenaire a affirmé à la barre du tribunal que Romain XXX lui avait “sauté dessus” et que cela avait dégénéré en “bagarre”.
Une discussion sous tension
Le prévenu avait ensuite poursuivi la discussion avec son ancienne compagne dans sa propre voiture et il avait “tenté de l’embrasser” avant qu’elle ne le “repousse”. “On n’oublie pas cinq ans de vie commune en un claquement de doigts et à cette époque, j’avais encore des sentiments”, justifie l’Angevin à la barre. Celui qui attendait que son ex-conjointe lui “dise les choses elle-même” assure avoir consulté une psychologue et avoir “fait [s]on deuil” depuis les faits.
Le tribunal retient sa responsabilité
Reste que “c’est évident que c’est lui qui est à l’origine de cette violence car il est venu demander des comptes sur cette rupture”, est convaincu le procureur de la République. Le magistrat avait donc requis à l’encontre de cet homme “particulièrement véhément” 300 € d’amende pour les dégradations matérielles et 200 € pour les violences commises. Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné Damien XXX à 200 € d’amende pour les dégradations et 200 € pour les violences.


