
Le tribunal judiciaire d’Alençon s’est penché, jeudi 4 juin 2026, sur une affaire de violences commises lors d’une altercation survenue à Rai durant l’été 2025. Cinq personnes sont poursuivies dans ce dossier marqué par des versions contradictoires et plusieurs blessés.
Une soirée qui dégénère en affrontement
Selon Actu.fr, les faits remontent au 27 juillet 2025. En soirée, plusieurs personnes se présentent à la gendarmerie de L’Aigle pour dénoncer des violences dont elles affirment avoir été victimes quelques heures plus tôt à Rai.
Les militaires constatent alors des dégradations sur le véhicule des plaignants avant de se rendre sur les lieux afin de recueillir les premiers éléments de l’enquête et identifier les différents protagonistes.
Les investigations mettront en évidence une confrontation impliquant deux groupes de personnes, avec des violences parfois réciproques.
Un prévenu incarcéré extrait pour l’audience
Parmi les cinq personnes convoquées devant la justice, un seul prévenu était présent à l’audience.
Âgé de 25 ans, il a comparu sous escorte après avoir été extrait de l’établissement pénitentiaire où il est détenu jusqu’en 2027 dans une autre affaire.
À la barre, il explique avoir accompagné un ami venu régler un différend avec un habitant de Rai, après des échanges de messages jugés insultants et menaçants.
Selon lui, les deux hommes se seraient immédiatement affrontés à leur arrivée, occasionnant notamment une blessure à la tête pour l’un d’eux.
Des témoignages divergents sur le déroulement de la bagarre
Le prévenu conteste avoir porté des coups. Il affirme avoir simplement évité une attaque dirigée contre lui, ce qui aurait provoqué la chute de son adversaire.
Il soutient également qu’une femme présente sur place aurait endommagé un véhicule à l’aide d’une béquille.
Une version contestée par l’avocate d’un couple impliqué dans l’affaire. Selon elle, son client aurait été frappé par le prévenu, poussant son épouse à intervenir pour le défendre.
L’avocate estime par ailleurs que ses deux clients, placés sous curatelle, ne sont pas responsables du déclenchement des violences.
Des demandes d’indemnisation devant le tribunal
Au cours des débats, plusieurs demandes de réparation financière ont été formulées.
L’avocate du couple a réclamé 300 euros pour le mari, 796 euros pour l’épouse, dont la montre aurait été détériorée lors des faits, ainsi que 800 euros au titre des frais de justice.
De son côté, la défense de l’habitant de Rai a estimé que son client s’était uniquement défendu et a sollicité 2 000 euros de dommages et intérêts.
Le parquet requiert des peines adaptées aux responsabilités
Pour le ministère public, l’origine de l’affaire réside dans un différend personnel ayant conduit plusieurs individus à se retrouver lors d’une fête d’anniversaire.
La représentante du parquet considère que des violences aggravées ou légères ont été commises selon les cas et a requis des peines allant du travail d’intérêt général à l’emprisonnement ferme en fonction du rôle attribué à chacun.
L’avocate du prévenu présent a, pour sa part, demandé la relaxe de son client, contestant les accusations portées contre lui et dénonçant une situation qu’elle a qualifiée de « on est au Far West ».
Le tribunal judiciaire d’Alençon rendra sa décision le 7 juillet 2026.


