Sécheresse en Maine-et-Loire : les restrictions sur l’eau se renforcent, particuliers et collectivités appelés à la sobriété
L’été continue de mettre les réserves d’eau sous pression en Maine-et-Loire. Réuni ce mercredi 29 juillet, le comité départemental de l’eau a dressé un constat préoccupant de la situation hydrologique. Face à une sécheresse qui s’installe depuis le printemps et à des épisodes caniculaires répétés, le préfet François Pesneau appelle l’ensemble des habitants, des collectivités, des entreprises et des agriculteurs à réduire leurs consommations d’eau.

Depuis le début du mois de juin, les pluies se font rares. Cette absence de précipitations, combinée à des températures durablement élevées, entraîne une baisse continue du niveau des nappes phréatiques et des débits des cours d’eau. Les prévisions météorologiques, qui annoncent un mois d’août chaud et sec, ne laissent entrevoir aucune amélioration à court terme.
Des restrictions déjà renforcées pour les particuliers
Depuis une quinzaine de jours, les particuliers et les collectivités sont placés en alerte renforcée, ce qui entraîne de nouvelles limitations dans l’usage de l’eau, qu’elle provienne du réseau public, d’un puits ou d’un forage.
Concrètement, l’arrosage des pelouses, des massifs fleuris et des espaces arborés est désormais interdit pour les particuliers. Le lavage des véhicules à domicile est également prohibé. Seuls les potagers peuvent encore être arrosés, mais uniquement en dehors de la tranche horaire comprise entre 8 heures et 20 heures.
Les collectivités sont également concernées. L’arrosage des pelouses, y compris celles des terrains de sport et des hippodromes, est interdit. Le nettoyage des voiries ne peut être réalisé qu’en cas de nécessité sanitaire.
Une vigilance accrue sur la Loire
Si l’alimentation en eau potable n’est pas menacée à ce stade, les autorités surveillent de près l’évolution de la situation. Le débit de la Loire poursuit sa baisse et pourrait prochainement atteindre, lui aussi, le seuil d’alerte renforcée.
Les gestionnaires des réseaux d’eau potable suivent quotidiennement les ressources disponibles afin d’anticiper toute difficulté éventuelle dans les semaines à venir.
Plusieurs bassins désormais en situation de crise
La situation reste très contrastée selon les territoires. Certains bassins, comme ceux du Loir ou du Lathan, demeurent en vigilance. D’autres, notamment ceux de l’Authion, de la Mayenne, de la Sarthe ou encore de la Loire, sont placés en alerte.
En revanche, plusieurs secteurs connaissent une situation beaucoup plus tendue. Les bassins de l’Èvre, de l’Oudon, de l’Aubance, de l’Erdre ou encore de la Romme sont désormais en alerte renforcée.
Le niveau le plus élevé, celui de crise, concerne les bassins du Layon, de l’Hyrôme, de la Thau, de la Divatte, du Brionneau, du Couasnon, de la Sanguèze, du Thouet, de l’Argenton, de la Sèvre-Nantaise et de la Dive du Nord. Dans ces secteurs, les prélèvements d’eau sont soumis aux restrictions les plus strictes.
Concernant l’eau potable, la zone Loir reste en vigilance, tandis que les secteurs Mayenne, Sarthe et Cénomanien-Turonien sont en alerte. La zone Loire est, elle, placée en alerte renforcée.
« Chaque geste compte »
Réunis autour du préfet, les services de l’État, les collectivités, les gestionnaires de réseaux, les représentants du monde agricole, les acteurs économiques et les associations ont partagé les dernières données sur l’état de la ressource et les perspectives pour les prochaines semaines.
François Pesneau rappelle que, même en dehors des interdictions en vigueur, chaque geste de sobriété contribue à préserver une ressource devenue particulièrement fragile. Le comité départemental de l’eau pourra être réuni de nouveau dans les prochaines semaines si la situation continue de se dégrade
en partenariat avec REGIEPRO


