Tentative de meurtre à Angers : cinq coups de couteau au cou, le suspect demande sa remise en liberté
Mis en examen pour tentative de meurtre après avoir été soupçonné d’avoir porté cinq coups de couteau à un homme, dans la nuit du 21 au 22 août à Angers, un jeune homme d’une vingtaine d’années a demandé sa remise en liberté devant la chambre de l’instruction.

Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 août 2026, un homme a été grièvement blessé à l’arme blanche à Angers (Maine-et-Loire). Il aurait reçu plusieurs coups de couteau, dont cinq portés à l’arrière du crâne et au niveau du cou.
Les faits se seraient déroulés à proximité d’un parking. Des étudiants qui jouaient au tennis non loin de là auraient été alertés par la scène. Ils ont donné l’alerte et porté secours à la victime avant l’arrivée des policiers et des secours.
Deux jours plus tard, dimanche 23 août, un homme âgé d’une vingtaine d’années a été mis en examen pour tentative de meurtre et placé en détention provisoire.
Treize condamnations au casier judiciaire
Lors de l’examen de sa demande de remise en liberté, le profil judiciaire du mis en cause a notamment été évoqué. Son casier judiciaire ferait apparaître treize condamnations pour des faits notamment liés au trafic de stupéfiants, aux vols en réunion, à une agression sexuelle, au port d’arme prohibée et au vol aggravé.
Son avocat, Me Julien Roux, a toutefois plaidé la volonté de son client de s’inscrire dans une démarche d’insertion. Le jeune homme disposerait notamment d’un hébergement chez sa compagne et devait débuter prochainement une formation.
« Une formulation prématurée et audacieuse »
Face à ces arguments, l’avocat général près la chambre de l’instruction s’est montré beaucoup plus réservé sur les garanties présentées par la défense.
Pour le magistrat, évoquer une tentative d’insertion apparaît notamment « prématuré et audacieux », au regard du parcours judiciaire du mis en cause.
La gravité des faits a également été mise en avant. Cinq coups de couteau auraient été portés dans une zone particulièrement vulnérable du corps, au niveau du cou et de l’arrière du crâne.
L’avocat général estime par ailleurs que les faits s’inscriraient dans un contexte, comme le préside l’avocat général, de « conflit autour du trafic de stupéfiants et de contrôle du territoire. » Selon lui, la présence de la victime aurait pu déranger les personnes impliquées dans ce secteur de vente de produits stupéfiants.
La chambre de l’instruction doit rendre sa décision dans la journée de ce mercredi 9 septembre. Elle doit déterminer si le jeune homme reste en détention provisoire dans l’attente de la suite de la procédure ou s’il peut être remis en liberté, éventuellement sous contrôle judiciaire.
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