À Noirmoutier, la révision du plan contre les risques littoraux inquiète une association

La révision du Plan de prévention des risques littoraux de l’île de Noirmoutier avance, mais elle suscite des inquiétudes. L’association Vivre l’île 12 sur 12 défend la nécessité d’un nouveau plan pour mieux prendre en compte les risques de submersion marine, d’érosion et d’inondation, tout en appelant à la poursuite du travail avec les acteurs locaux.
Un nouveau PPRL en préparation sur l’île
Depuis 2023, les services de l’État travaillent à la révision du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de Noirmoutier. La procédure a officiellement été prescrite par un arrêté préfectoral du 6 juillet 2026.
Ce document doit permettre de mieux prévenir plusieurs risques naturels auxquels l’île est exposée, notamment la submersion marine et l’érosion, mais aussi les ruissellements et les inondations pluviales.
La deuxième phase de la révision, consacrée à l’étude des aléas, a franchi une étape importante. Les cartes issues des différents scénarios étudiés ont été mises à disposition par la préfecture après leur validation lors du comité de pilotage du 23 juin 2026. Les services de l’État présentent notamment des cartographies correspondant aux scénarios Xynthia +20 cm, +60 cm et +1 m.
Une association favorable à la révision mais critique sur certains points
Dans un communiqué publié fin août, Vivre l’île 12 sur 12 estime que la révision du PPRL est nécessaire. L’association considère notamment que le document adopté en 2015 ne prend pas suffisamment en compte l’évolution des risques auxquels l’île est confrontée.
Elle pointe notamment la question de la hausse du niveau de la mer et rappelle qu’une commission d’enquête avait déjà demandé une révision du plan en 2016.
L’association s’inquiète aussi des débats apparus autour des nouvelles études. Des pancartes réclamant notamment une révision contestée du processus sont apparues sur l’île cet été, à l’initiative d’un collectif citoyen comprenant notamment des artisans préoccupés par les conséquences potentielles du futur plan sur leurs activités.
Mais Vivre l’île 12 sur 12 affirme de son côté soutenir le principe d’un PPRL plus protecteur et se dit favorable à la poursuite de la concertation.
Des conséquences possibles pour les activités et les habitants
La prochaine étape portera notamment sur les enjeux du territoire, après le travail consacré à la cartographie des différents aléas.
C’est à ce stade que pourront être précisées les conséquences du futur document pour les habitations, les activités économiques et les infrastructures situées dans les secteurs exposés.
Le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’Île s’est de son côté prononcé en faveur d’une contre-expertise financée par la commune. Cette décision intervient alors que le processus de révision conduit par l’État se poursuit.
Pour Vivre l’île 12 sur 12, l’enjeu consiste désormais à parvenir à un équilibre entre la protection des habitants et la poursuite des activités sur l’île. Une nouvelle réunion autour de l’étude des enjeux doit avoir lieu en septembre.
À terme, la révision du PPRL doit donc déterminer plus précisément les secteurs exposés et les mesures nécessaires pour mieux anticiper les risques littoraux sur l’île de Noirmoutier.
en partenariat avec REGIEPRO


