Une centaine de manifestants réclament davantage de moyens pour la protection de l’enfance à Angoulême

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce mardi matin devant le centre départemental de l’enfance à Angoulême, à l’appel de la CGT. Salariés du Département, professionnels du centre Camille-Claudel et acteurs de la pédopsychiatrie ont dénoncé le manque de moyens consacré à la protection de l’enfance, dans un contexte marqué par la saturation des structures et l’épuisement des professionnels.
Des professionnels dénoncent une structure saturée
Les manifestants ont notamment alerté sur les difficultés de recrutement et la complexité croissante des situations rencontrées. Hélène Demétais, déléguée syndicale du centre Leclerc Chauvin, a décrit « une structure saturée et des professionnels épuisés », tandis que Jérôme Raymond, secrétaire départemental de la CGT santé, a insisté sur les liens entre les difficultés de la protection de l’enfance et la crise traversée par la pédopsychiatrie.
Plus de 40 placements ne sont pas exécutés en Charente
Assistante sociale au Département de la Charente, Céline Lacroix a alerté sur la dégradation des conditions de prise en charge. Selon elle, plus de 40 placements ne sont actuellement pas exécutés dans le département, tandis qu’une vingtaine d’accueils provisoires restent en attente alors que le danger pour les enfants concernés est avéré. Une trentaine de familles d’accueil ont également demandé des réorientations, estimant ne plus être en capacité de prendre en charge certains enfants nécessitant d’autres formes d’accompagnement.
Une nouvelle mobilisation prévue le 29 septembre
Les manifestants ont également interpellé la politique menée par l’exécutif départemental, notamment sur l’affectation des travailleurs sociaux et ses conséquences sur les moyens disponibles pour la prévention. Cette mobilisation ne devrait pas rester sans suite puisqu’une nouvelle journée d’action est d’ores et déjà programmée le 29 septembre.
en partenariat avec REGIEPRO


