Vendée : il vient porter plainte pour un chantage et les gendarmes découvrent 608 vidéos pédopornographiques

Un jeune homme de 23 ans s’était rendu à la gendarmerie en 2023 pour dénoncer un chantage à la « sextape ». En examinant son téléphone, les enquêteurs ont découvert 608 vidéos pédopornographiques mettant en scène des mineurs de 12 à 15 ans selon Actu.fr. Il a été condamné le 28 septembre 2026 à La Roche-sur-Yon.
Des centaines de victimes contactées sur Internet
En 2023, un jeune homme de 23 ans se présente à la gendarmerie pour déposer plainte. Il affirme être victime d’un chantage à la « sextape » : un ami le menace de diffuser sur Internet une vidéo à caractère sexuel.
Mais lorsqu’il remet son téléphone aux enquêteurs, ceux-ci découvrent 608 vidéos pédopornographiques, mettant en scène des mineurs âgés de 12 à 15 ans, principalement des garçons.
Entre janvier 2022 et septembre 2023, à Moreilles (Vendée), le jeune homme avait contacté de nombreux mineurs sur Internet. Après quelques échanges, il leur proposait de lui envoyer des photos ou des vidéos intimes. Les victimes se comptent par centaines.
« J’étais dans l’engrenage »
À la barre du tribunal de La Roche-sur-Yon, le 28 septembre 2026, la présidente l’interroge sur ses motivations. « Pourquoi ? », lui demande-t-elle. Le prévenu répond : « Parce que c’était plus facile avec les jeunes… »
La magistrate lui rétorque : « Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? »
Devant les gendarmes, le jeune homme avait reconnu avoir « de gros problèmes », ajoutant : « J’étais dans l’engrenage, je n’arrivais pas à m’arrêter. »
Le procureur a qualifié les faits d’« extrême gravité ». Sans antécédent judiciaire, le prévenu serait néanmoins « passé sous les radars » malgré l’ampleur des faits.
Deux ans de sursis probatoire
Le ministère public avait requis 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans, exprimant des réserves sur sa prise de conscience.
La défense a, de son côté, décrit un jeune homme en situation d’isolement social, tout en soulignant qu’il « n’est pas dans le déni de ce qu’il a fait ».
Le tribunal l’a finalement condamné à 12 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Il devra également suivre des soins et travailler. Une interdiction de contact et d’activité avec des mineurs lui est imposée pendant cinq ans. Il est par ailleurs inscrit au fichier des délinquants sexuels.
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