Un lycéen de 15 ans placé en garde à vue après un tir de mortier présumé contre des policiers à Angoulême

Un adolescent de 15 ans, scolarisé au lycée Guez-de-Balzac à Angoulême, a été interpellé vendredi 2 octobre 2026 en marge de la mobilisation des lycéens. Il est soupçonné d’avoir tiré un mortier d’artifice en direction d’un policier devant l’établissement. Repéré puis interpellé par les forces de l’ordre, le jeune homme a été placé en garde à vue. Il conteste les faits qui lui sont reprochés. Il fait partie des sept mineurs placés en garde à vue dans le contexte des mobilisations lycéennes en Charente.
L’adolescent conteste avoir visé un policier
Selon les éléments rapportés par Charente Libre, les policiers visés par le tir devant le lycée Guez-de-Balzac n’ont pas été blessés. La garde à vue de l’adolescent était toujours en cours au moment de la publication de ces informations et celui-ci niait les faits. Cet épisode intervient dans un contexte de tensions autour de plusieurs lycées d’Angoulême depuis jeudi, notamment à Marguerite-de-Valois, où des affrontements ont opposé certains participants aux forces de l’ordre.
Un policier blessé la veille devant Marguerite-de-Valois
Jeudi matin, un policier du groupe de sécurité publique avait été touché par les effets d’un autre tir de mortier devant le lycée Marguerite-de-Valois. Selon le récit publié, le projectile avait explosé à une vingtaine de centimètres de son visage. Le fonctionnaire, victime notamment de troubles au niveau du tympan et d’une baisse de l’audition, s’est vu prescrire une semaine d’arrêt de travail. L’auteur de ce tir n’avait pas été identifié. Vendredi, une jeune fille a également été blessée au visage à proximité du même lycée, mais les circonstances exactes de sa blessure restaient contradictoires dans les témoignages rapportés : elle évoquait un tir de mortier tandis que d’autres personnes parlaient d’un tir de grenade lacrymogène.
René Pilato appelle au calme après les tensions
Le député LFI René Pilato s’est rendu vendredi après-midi au commissariat d’Angoulême et a indiqué être venu vérifier les conditions dans lesquelles les jeunes interpellés étaient retenus. Il a par ailleurs appelé au calme et estimé que les violences risquaient de reléguer au second plan les revendications des lycéens. Il a également demandé à l’Éducation nationale et aux directions des établissements de mettre en place des espaces de discussion afin d’éviter de nouveaux affrontements. Ces déclarations constituent la position du député dans le contexte de la mobilisation.
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