Angers
Le bras de fer s’intensifie au SCO d’Angers avec la mise à l’écart d’Himad Abdelli
La situation devient critique au sein du club angevin en cette période de marché des transferts. Comme le rapporte le quotidien Ouest-France ce mardi, le milieu de terrain Himad Abdelli a été contraint de s’entraîner avec l’équipe réserve, confirmant la rupture totale avec sa direction sur fond de velléités de départ vers la cité phocéenne.
Une sanction administrative lourde
La fracture entre le joueur et l’institution angevine a franchi un nouveau cap ce mardi 20 janvier. Alors qu’il manquait déjà à l’appel dans le groupe professionnel lors de la lourde défaite concédée face à l’Olympique de Marseille le week-end dernier, l’international algérien a été officiellement rétrogradé. Il a dû rejoindre les rangs de l’équipe B pour participer à la séance d’entraînement sous les ordres d’Anthar Yahia. Cette décision marque une étape décisive dans la marginalisation du milieu de terrain, isolant de fait l’un des cadres techniques de l’effectif professionnel.
Des envies de départ assumées
Au cœur de cette discorde se trouve l’avenir immédiat du joueur dont le contrat en Anjou arrive à son terme dans seulement six mois. Depuis l’ouverture du mercato hivernal, Himad Abdelli fait l’objet d’un intérêt insistant de la part de l’Olympique de Marseille, une destination qu’il souhaite rejoindre sans attendre la fin de la saison. Malgré un exercice 2025-2026 honorable, marqué par treize apparitions et deux buts, le joueur semble avoir l’esprit tourné vers le sud, une attitude qui a poussé la direction angevine à réagir avec fermeté face à ces désirs de transfert qui déstabilisent le vestiaire.
Un précédent risqué pour le club
Cette méthode de gestion des conflits n’est pas inédite sur les bords de la Maine et ravive le souvenir d’épisodes juridiques complexes pour le club. La direction angevine avait déjà eu recours à des mesures similaires lors de précédents litiges, notamment dans l’affaire Diony-Hunou, une stratégie qui s’était soldée par des sanctions financières à l’encontre du SCO. En optant pour cette mise à l’écart drastique, l’état-major angevin prend le risque d’engager une nouvelle bataille administrative, alors que l’enjeu sportif reste le maintien de l’équipe première et la sérénité du groupe.