Vienne
Un faux coursier condamné pour avoir escroqué un retraité à Jard-sur-Mer

Le tribunal des Sables-d’Olonne a dû se pencher sur une nouvelle affaire d’escroquerie visant les personnes vulnérables. Selon les informations rapportées par Le Journal des Sables, un jeune homme de 21 ans a été jugé pour son implication dans le vol de la carte bancaire d’un septuagénaire, illustrant un phénomène criminel en pleine recrudescence dans le département.
Un mode opératoire parfaitement huilé
Les faits remontent à l’été dernier et suivent un scénario désormais bien connu des services d’enquête. La victime, résidant à Jard-sur-Mer, a été contactée par un individu se faisant passer pour un conseiller bancaire disposant déjà de toutes ses informations personnelles. Mis en confiance, le retraité a suivi les directives de son interlocuteur lui demandant de découper sa carte bancaire, en épargnant la puce électronique, avant de la remettre dans une enveloppe à un coursier dépêché à son domicile. Cette manœuvre a permis aux malfaiteurs de reconstituer le moyen de paiement et de dérober plus d’un millier d’euros sur le compte de la victime.
Le rôle obscur des petites mains
Devant la justice, le prévenu interpellé pour avoir joué le rôle du coursier a tenté de minimiser son implication. Ce jeune homme a expliqué n’être qu’un exécutant chargé de récupérer le pli contre une rémunération dérisoire, affirmant ignorer l’identité des commanditaires ou le fonctionnement global du réseau. Le ministère public a pour sa part souligné la structure quasi industrielle de ces bandes organisées où les tâches sont cloisonnées entre le donneur d’ordre téléphonique, le chauffeur et le récupérateur, rendant le démantèlement des filières particulièrement complexe.
Une sanction judiciaire face à la recrudescence des cas
Face à la multiplication inquiétante de ces dossiers sur le littoral vendéen, le tribunal a rendu sa décision après délibération. Le jeune prévenu, qui devra également répondre prochainement d’actes similaires devant la juridiction de La Roche-sur-Yon, a écopé d’une peine de huit mois de prison avec sursis assortie d’une amende. Cette condamnation vise à endiguer une délinquance astucieuse qui cible spécifiquement les personnes âgées, même si l’avocate de la défense a insisté sur l’absence de participation de son client à la planification intellectuelle de l’escroquerie.
