Accident grave entre un cycliste et un automobiliste – Ponts-de-Cé, Place au Vélo s’exprime !
Suite au grave accident dont a été victime un cycliste jeudi soir rue David d’Angers aux Ponts-de-Cé, l’association Place au vélo tient à rappeler l’urgence d’un aménagement cyclable sur cet axe...

Suite au grave accident dont a été victime un cycliste jeudi soir rue David d’Angers aux Ponts-de-Cé, l’association Place au vélo tient à rappeler l’urgence d’un aménagement cyclable sur cet axe nord-sud qui relie Angers à Mûrs-Erigné.
Urgence rappelée par l’association encore le 19 novembre dernier par la Vélorution qui avait réuni près de 150 participants entre Mûrs-Erigné et Angers, dénonçant “une insécurité quotidienne sur un axe essentiel très encombré par les voitures.” Pour Nicolas Marty – Co-président de l’association , “les priorités d’aménagements cyclables (prévus au Plan vélo d’ALM) ne sont pas à définir en fonction des opportunités de chantiers ou des facilités de réalisation, mais bien en fonction de l’intérêt du plus grand nombre pour un trajet à vélo, et de la dangerosité de ce même trajet. Même si c’est difficile. C’est d’abord là où la circulation des vélos pose le plus de problèmes qu’il faut agir, et non l’inverse.”
Si les usagers du vélo apprécient les progrès faits ces dernières années sur la voirie, “ils comprennent mal qu’on ne donne pas la priorité aux urgences les plus évidentes. Les contraintes techniques liées à l’urbanisation (rues étroites, ponts…) ne sont plus des arguments qui tiennent face au danger quotidien. Et pour le tout-voiture sans contrainte il y a le franchissement autoroutier de la Loire et de l’Authion.”
Le dernier Baromètre des villes cyclables, fin 2021, avait clairement pointé la partie de l’axe nord-sud des Ponts-de-Cé où s’est produit l’accident de jeudi dernier comme passage dangereux.
Place au vélo “ne refuse pas systématiquement l’usage de la voiture en ville quand elle s’avère réellement utile. Ne serait-ce que, sur cet axe nord-sud des Ponts-de-Cé, pour favoriser un accès des secours entravé par la densité d’une circulation automobile incontrôlée.”
L’association refuse en revanche “qu’on rejoue aux Ponts-de-Cé ce qui s’est tant de fois joué en France : attendre qu’il y ait un mort pour agir.”


