Suppression de classes à Angers : Frédéric Béatse passe à l’action
La mobilisation des parents d’élèves d’Angers a finalement porté ses fruits : conformément à ce qu’il avait annoncé le 26 janvier lors de son installation, Frédéric Béatse a visité...

La mobilisation des parents d’élèves d’Angers a finalement porté ses fruits : conformément à ce qu’il avait annoncé le 26 janvier lors de son installation, Frédéric Béatse a visité les écoles concernées par la suppression de postes d’enseignants dans le Maine-et-Loire. Il a également envoyé un courrier à Mr Luc Chatel, ministre de l’éducation, ce qui est aussi le cas des parents d’élèves qui lui en ont fait suivre un autre.
Le maire a souligné “l’émotion considérable” qui s’est emparée de la communauté éducative d’Angers, et déplore une “logique folle de réduction“, qui porte atteinte à l’accueil et à l’accompagnement des enfants dans les écoles. Il a également écrit à Luc Chatel qu’il “porte une lourde responsabilité dans cette casse programmée du service public de l’éducation“. C’est ainsi qu’il a invité solennellement le ministre à repenser les suppressions de postes qui seront appliquées à la rentrée, et de réfléchir à une meilleure ventilation des moyens pour l’académie et la ville d’Angers.
Le collectif des parents d’élèves, qui s’est agrandi à 20 écoles et lié avec le collectif de Mayenne, a fait part au ministre de sa consternation face au mesures qui ont été prises. Elles sont, d’après eux, “le fruit de la politique du chiffre de ces dernières années qui, appliquée à l’Éducation Nationale n’a fait que creuser les inégalités sociales dans l’accès à l’éducation“. La lettre dénonce “un système à deux vitesses : des cours et des écoles de qualité pour les plus favorisés, des écoles publiques dégradées pour les autres“. Pour finir, ils ont réclamé “la renonciation aux suppressions de postes et aux fermetures de classes pour garantir dans le Maine-et-Loire comme ailleurs le maintien et l’amélioration de l’encadrement des élèves, le maintien et le renforcement de l’effectif des enseignants du RASED, et l’abandon de la politique aveugle du non-remplacement d’un enseignant sur deux qui part en retraite“. Affaire à suivre..
Charlotte Havez


