
Un épisode de violence lié à la consommation de stupéfiants a secoué la commune de Ménil-Hubert-sur-Orne le 17 janvier 2026. En état de manque de crack et sous l’emprise de l’alcool, un homme de 46 ans a tiré au fusil de chasse sur deux individus. Le tribunal judiciaire d’Argentan a rendu son verdict ce vendredi 6 mars 2026, condamnant l’agresseur à une peine de prison assortie d’un sursis probatoire, comme relayé par l’Orne Combattante.
Un tir de fusil sans sommation en pleine soirée
Les faits se sont déroulés vers 22h35 lorsqu’une voisine, alertée par un coup de feu, a prévenu les gendarmes. À leur arrivée, les militaires ont découvert une scène de chaos : une vitre de cuisine brisée par un tir provenant de l’extérieur et un homme, prénommé Christian (1), blessé au thorax et à l’épaule par des plombs de chasse. Christian et son ami Sam (1) passaient la soirée ensemble lorsqu’un troisième homme, Frédéric (1), a surgi et a fait feu dans leur direction sans aucun avertissement.
Une “descente aux enfers” liée aux addictions
À la barre, le prévenu a exprimé ses regrets, décrivant une phase de “démence” provoquée par ses addictions. Père de famille ayant tout perdu, il a reconnu consommer quotidiennement 4 à 5 grammes de crack et une bouteille d’alcool fort. Le soir du drame, alors qu’il voulait se joindre aux deux victimes qui consommaient également de la drogue, une altercation aurait éclaté, le poussant à aller chercher son arme dans sa voiture. L’expertise psychiatrique a conclu à une altération de son discernement au moment des faits.
Un sursis probatoire renforcé et une interdiction d’armes
Le procureur de la République a déploré les ravages de la drogue qui “s’infère partout” jusque dans les campagnes. Le tribunal a finalement condamné l’agresseur à 24 mois de prison intégralement assortis d’un sursis probatoire renforcé pendant deux ans. Cette peine s’accompagne d’obligations de soins psychiatriques et addictologiques, ainsi que d’une interdiction de porter une arme et de fréquenter des débits de boissons pendant cinq ans. Le condamné devra également verser une provision de 1 000 € à la victime blessée, dont l’état de santé nécessite encore une expertise médicale.
(1) – Prénoms d’emprunt.


