Une fuite de fioul au centre hospitalier départemental de Vendée pollue la rivière de l’Yon

Selon un point de situation communiqué par les services de l’Agglomération de La Roche-sur-Yon, une importante pollution aux hydrocarbures frappe actuellement les eaux de l’Yon. Cet incident fait suite à un déversement accidentel survenu lors du dernier week-end au Centre hospitalier départemental de Vendée et mobilise depuis d’importants moyens de dépollution.
Un déversement accidentel aux lourdes conséquences
Dans la nuit du samedi 28 février au dimanche premier mars, une fuite de fioul s’est produite sur les cuves alimentant les groupes électrogènes de l’établissement de santé. Ces hydrocarbures se sont rapidement déversés dans la rivière, touchant particulièrement les secteurs de l’allée Léopold-Guillet, des Oudairies et du boulevard Rivoli. Face à cette urgence environnementale, la collectivité s’est immédiatement coordonnée avec l’hôpital et les services de l’État pour tenter de contenir la propagation du polluant et protéger le milieu naturel.
Un dispositif de pompage et de filtration déployé en urgence
Afin de limiter l’impact écologique, un dispositif d’endiguement a été mis en place avec le déploiement et le maintien de trois barrages filtrants disposés à des points stratégiques du cours d’eau. En complément, l’entreprise SAUR procède quotidiennement à trois opérations de pompage pour extraire l’eau souillée de la rivière. Si aucune mortalité piscicole n’a été recensée pour le moment, les équipes mobilisées restent en alerte maximale face aux précipitations annoncées dans les prochains jours, celles-ci risquant d’accentuer le ruissellement vers la zone sinistrée.
De nouvelles interventions et des mesures de précaution strictes
Les opérations de nettoyage vont s’intensifier dès le vendredi 13 mars avec l’intervention d’une entreprise spécialisée, mandatée par l’hôpital, pour renforcer l’extraction des hydrocarbures. En parallèle, les eaux pluviales seront déviées en amont pour soulager le secteur. Des sondages des sols débuteront également la semaine prochaine pour évaluer l’étendue des dégâts souterrains, des travaux qui pourraient engendrer des nuisances olfactives temporaires. Dans l’attente d’un assainissement complet, les autorités exigent de la population d’éviter absolument tout contact avec l’eau de la rivière et de contacter les urgences en cas de symptômes inhabituels.


