Une mobilisation annoncée dans l’Éducation nationale face aux suppressions de postes
Les syndicats de l’enseignement appellent à une journée de grève et de mobilisation le jeudi 26 mars 2026. Un rassemblement est prévu devant la direction départementale de l’Éducation nationale à La...

Les syndicats de l’enseignement appellent à une journée de grève et de mobilisation le jeudi 26 mars 2026. Un rassemblement est prévu devant la direction départementale de l’Éducation nationale à La Rochelle, en marge d’une réunion importante sur la carte scolaire.
Un appel à la grève intersyndical
Plusieurs organisations syndicales, dont la FSU, le SNUipp, le SNES et la CGT Éduc’action, dénoncent les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine.
Le rassemblement est programmé à 15 heures, rue des Cordeliers, devant les services de l’Éducation nationale, où doit se tenir le comité social d’administration chargé notamment d’élaborer la carte scolaire.
Des suppressions de postes pointées du doigt
Les syndicats évoquent la suppression de 4 000 postes à l’échelle nationale pour la rentrée 2026. Dans l’académie de Poitiers, une centaine de postes du premier degré seraient concernés, dont 29 dans le département.
Selon eux, ces réductions pourraient entraîner :
-la fermeture d’une cinquantaine de classes
-une augmentation des effectifs par classe
-une dégradation des conditions de travail pour les enseignants
-des conditions d’apprentissage jugées insuffisantes pour les élèves
Des inquiétudes aussi dans le secondaire
Dans les collèges et lycées, la situation suscite également des inquiétudes. Les syndicats annoncent la suppression de plus d’une centaine de postes en 2026, après déjà 126 suppressions en 2025.
Les lycées professionnels seraient particulièrement touchés, avec des classes plus chargées et des fermetures de divisions. Autre point de tension : l’absence de renfort en personnels administratifs, sociaux, de santé ou en psychologues de l’Éducation nationale.
Une mobilisation pour alerter
À travers cette journée de grève, les syndicats entendent alerter sur les conséquences concrètes de ces décisions sur le terrain. Ils redoutent une dégradation durable du service public d’éducation.
Comme le rapporte Sud Ouest, cette mobilisation vise à peser sur les décisions à venir concernant la carte scolaire et les moyens alloués aux établissements.


