Municipales à Trélazé : l’opposition réclame un droit de réponse et contre-attaque
À Trélazé, la tension monte encore d’un cran entre les deux tours des élections municipales. Après la prise de parole offensive du maire sortant, Lamine Naham, la liste d’opposition « L’Avenir de...

À Trélazé, la tension monte encore d’un cran entre les deux tours des élections municipales. Après la prise de parole offensive du maire sortant, Lamine Naham, la liste d’opposition « L’Avenir de Trélazé » a demandé un droit de réponse et livre, à son tour, une charge argumentée.
« Des réponses, pas des postures »
Dès l’entame, le ton est donné. « Hausser le ton ne remplace pas la hauteur de vue. Les Trélazéens attendent des réponses, pas des postures », affirme la liste conduite par Rachid Belkala.
L’opposition accuse le maire sortant de privilégier « l’attaque » faute d’arguments et assure faire « le choix des faits, de la transparence et du respect ».
Une bataille sur le terrain des finances
Au cœur de la riposte : la gestion financière de la commune. L’équipe d’opposition revendique un projet « construit, chiffré et documenté », élaboré avec des profils spécialisés en finances.
Elle affirme qu’« aucune de [ses] analyses n’a été contestée » et met en cause le bilan municipal. Parmi les critiques avancées : une capacité d’autofinancement devenue négative en 2025, une hausse des charges de personnel estimée à près de 1,9 million d’euros par an et des dépenses de fêtes et cérémonies « quasiment multipliées par deux en quatre ans ».
Autre point soulevé : si les impôts n’ont pas augmenté, « les tarifs municipaux, eux, ont progressé chaque année », de la cantine aux concessions funéraires.
Un bilan contesté
L’opposition relativise également plusieurs réalisations mises en avant par la majorité sortante, comme la rénovation de la piscine ou la requalification de la place Gabriel-Péri, estimant qu’elles avaient été engagées avant le mandat actuel.
« La transparence suppose de distinguer clairement ce qui relève de son action… et ce qui ne l’est pas », insiste la liste, qui juge par ailleurs certaines mesures du mandat écoulé trop modestes au regard des attentes des habitants.
Sécurité : des visions opposées
Sur la tranquillité publique, les divergences apparaissent tout aussi marquées. L’opposition pointe des « contradictions » dans les positions du maire sortant, notamment sur les effectifs nécessaires ou les dispositifs envisagés.
Elle met en avant ses propres propositions, élaborées avec Olivier Rolland, ancien cadre du commissariat d’Angers, et critique l’idée de recourir à une régie de quartier ou à une mutualisation avec les communes voisines.
« Nous prenons nos responsabilités », affirme-t-elle, tout en ironisant sur certaines annonces jugées redondantes, comme la mise en place d’un numéro disponible 24h/24, « alors que ce service existe déjà : le 17 ».
Transparence et Arena Loire en question
La question de la transparence financière est également au centre du débat. L’opposition reproche au maire sortant de ne pas publier les données détaillées de l’Arena Loire, équipement majeur de la commune.
Elle propose de solliciter un contrôle de la Chambre régionale des comptes dès le début du mandat, puis à mi-parcours, afin de « garantir une transparence totale ».
« Un choix clair » dimanche
Se présentant comme « une équipe sans étiquette », « L’Avenir de Trélazé » affirme être « la seule à porter un projet complet, structuré et financé ».
« Le choix est simple : continuer dans l’opacité et les effets d’annonce, ou choisir une équipe compétente, transparente et responsable », conclut la liste.
À trois jours du scrutin, la campagne s’achève dans un climat particulièrement tendu. Dimanche, les électeurs trélazéens auront le dernier mot.


