Carburants, sécurité, violences politiques : Christophe Béchu défend une ligne de fermeté sur TF1

Invité ce mercredi matin de l’émission Bonjour sur TF1, le maire d’Angers Christophe Béchu a été interrogé par Adrien Gindre sur plusieurs sujets d’actualité, du prix des carburants à la sécurité, en passant par les tensions politiques récentes. Le secrétaire général du parti Horizons a défendu une ligne de rigueur budgétaire et d’autorité républicaine.
Pas de « chèque généralisé » face à la hausse des carburants
Alors que le spectre d’un nouveau choc pétrolier inquiète, Christophe Béchu a soutenu la prudence du gouvernement. « On ne peut pas dépenser de l’argent qu’on n’a pas pour acheter des énergies fossiles qu’on ne produit pas », a-t-il affirmé, écartant l’idée d’aides massives comme par le passé.
S’il se dit favorable à des dispositifs ciblés pour les « gros rouleurs contraints », il met en garde contre toute politique de soutien généralisé. « On ne peut pas raconter d’histoire aux Français avec de l’argent magique », insiste-t-il, dans un contexte de déficit public élevé.
Interrogé sur l’hypothèse d’un litre dépassant les 2 euros, voire davantage, l’élu angevin appelle à espérer une stabilisation rapide des prix, tout en refusant d’anticiper une réponse politique future, notamment dans l’hypothèse d’une élection de Édouard Philippe en 2027.
Sécurité : « Il n’y a pas assez d’autorité »
Sur le projet de loi sécurité porté par le gouvernement, Christophe Béchu salue une volonté de « passer aux actes législatifs ». Il cite notamment la lutte contre les rodéos urbains, les tirs de mortiers d’artifice ou encore la consommation de protoxyde d’azote.
« Quand les sanctions sont minimales ou complexes, les habitants finissent par se dire que ce sont les gentils qui doivent partir », déplore-t-il. Le maire d’Angers, qui a lui-même pris des arrêtés municipaux sur certains sujets, appelle à des sanctions « suffisamment dissuasives ».
Face au débat sur l’armement des polices municipales, relancé par le maire de Saint-Denis, il répond avec ironie : « J’imagine qu’il n’y a pas de problème d’insécurité à Saint-Denis ». Selon lui, la demande des Français est claire : « remettre de la sécurité ».
« Des scènes insupportables » après les municipales
Le maire d’Angers a également réagi aux incidents survenus lors de soirées électorales, où plusieurs élus battus ont été pris à partie. Il cite notamment le cas de Hélène Geoffroy, huée après sa défaite.
« Huer des élus qui viennent de donner six ans de leur vie, c’est insupportable. Ça abîme la démocratie », dénonce-t-il, évoquant un « manque de respect » et saluant le « courage républicain » de ceux qui assument leur défaite publiquement.
Tensions à droite et rejet de la primaire
Interrogé sur les tensions internes à la droite parisienne, après les critiques de Rachida Dati contre Pierre-Yves Bournazel, Christophe Béchu appelle à la retenue : « Quand on gagne, on se rappelle qu’on le doit à ses alliés. Quand on perd, on ne se défausse pas. »
Enfin, sur la perspective de la présidentielle de 2027, il réaffirme la position d’Horizons : pas de primaire. « Nous ne croyons pas à la primaire », tranche-t-il, plaidant pour un rassemblement sans multiplication des candidatures à droite et au centre.


