
La hausse vertigineuse des prix à la pompe pousse les gérants de stations-service à prendre des décisions inédites pour ménager leurs stocks. Selon les informations publiées par le journal L’Orne Combattante, un établissement de Flers se voit contraint de limiter drastiquement la distribution de carburant pour faire face à une demande exceptionnelle et à des difficultés d’approvisionnement en cette fin du mois de mars.
Une affluence record liée au blocage des tarifs
Situé sur la rue de Paris à Flers, le garage du Hazé, qui opère sous les couleurs de l’enseigne Total, fait face à un afflux massif d’automobilistes. Cette ruée vers les pompes s’explique principalement par la décision du groupe pétrolier de plafonner le prix du gazole à 2,09 euros le litre, un tarif devenu attractif dans un contexte d’inflation généralisée. La situation pèse lourdement sur le quotidien des habitants, certains automobilistes confiant leur réticence à utiliser leur véhicule personnel tant les frais de déplacement pèsent sur leur budget, alors même que les autorités gouvernementales évoquent la possibilité de recourir au chômage partiel pour atténuer la crise.
Des difficultés logistiques pour maintenir les stocks
Cette fréquentation inhabituelle a rapidement mis à mal les réserves de la station-service ornaise. La direction administrative et financière du garage explique que, pour répondre sereinement à une telle affluence, il serait impératif de réceptionner un camion-citerne de gazole chaque jour. Or, la réalité logistique est tout autre. L’établissement n’est actuellement approvisionné que deux fois par semaine, avec une incertitude permanente quant aux volumes de carburant qui seront effectivement livrés par les transporteurs.
Un rationnement strict pour apaiser les tensions
Devant l’impossibilité matérielle de satisfaire la demande globale, la direction a dû se résoudre à imposer une restriction forte à sa clientèle. Il est désormais impossible de faire le plein complet de son véhicule, la distribution de gazole étant strictement plafonnée à trente euros par passage. Cette mesure de rationnement a été pensée pour équilibrer les réserves et permettre au plus grand nombre de conducteurs de pouvoir repartir avec un minimum de carburant. Ce contexte de pénurie partielle engendre une atmosphère particulièrement tendue sur les pistes, de nombreux usagers peinant à assimiler cette soudaine et violente augmentation des coûts de l’énergie.


