
La grogne monte dans le Sud-Manche face aux nouvelles prévisions de la carte scolaire. Selon les informations rapportées par La Gazette de la Manche, un rassemblement a été organisé ce mardi 31 mars 2026 devant l’hôtel de ville d’Avranches pour protester contre les suppressions de postes annoncées dans l’Éducation nationale.
Une mobilisation intersyndicale devant la mairie
Près de quatre-vingts personnes ont répondu présent à l’appel lancé par une large intersyndicale comprenant notamment la CFDT, la CGT, FO, ainsi que la fédération des parents d’élèves FCPE. Ce rassemblement s’est tenu devant la mairie d’Avranches afin de dénoncer massivement les futures suppressions de postes prévues dans le secteur éducatif. Les participants estiment que ces réductions d’effectifs vont inévitablement dégrader la qualité d’apprentissage des élèves tout en détériorant les conditions de travail du corps enseignant.
Un cinquième des écoles du département dans le viseur
Le territoire du Sud-Manche semble particulièrement impacté par cette réorganisation scolaire. Les manifestants ont profité de ce rassemblement pour lister les nombreux établissements de la région actuellement sous la menace d’une perte d’effectifs. À l’échelle de l’ensemble du département de la Manche, la situation est jugée préoccupante par les représentants du personnel, puisqu’une école sur cinq serait aujourd’hui concernée par ces prévisions de fermetures de classes, créant un climat de tension et d’incompréhension générale.
Des décisions attendues pour la mi-avril
Face à ces annonces perçues comme particulièrement brutales par les représentants syndicaux, l’espoir d’un revirement de situation repose désormais sur les prochaines échéances administratives. Les décisions définitives concernant la carte scolaire pourraient en effet être révisées à l’issue de deux rencontres cruciales programmées les 9 et 10 avril prochains. L’une d’entre elles se tiendra notamment avec le Conseil départemental de l’Éducation nationale, une instance où les défenseurs du maintien des classes espèrent bien faire peser leurs arguments pour préserver le maillage scolaire local.


