Incendie à Champeaux-sur-Sarthe : une longère de 200 m² ravagée par les flammes, un couple évacué à temps

Un important incendie s’est déclaré ce dimanche 5 avril 2026 vers 6 h du matin à Champeaux-sur-Sarthe, près de Mortagne-au-Perche (Orne), détruisant presque entièrement une longère de 200 m² datant du XIXe siècle. Le couple de retraités qui occupait la maison a réussi à sortir à temps, sans être blessé.
« C’était une longère de 1842, le bois devait être bien sec », constate l’habitant. Le sinistre s’est déclaré alors que le couple dormait. « J’ai eu envie d’aller aux toilettes vers 6 h et j’ai entendu des craquements au-dessus de moi. Quand je suis sorti de la chambre, j’ai vu les flammes », décrit l’octogénaire.
Il réveille alors son épouse et tous deux quittent rapidement l’habitation, impuissants face à la propagation de l’incendie. « C’était un tel brasier. Même à six mètres de la maison, on ne pouvait pas rester tellement il faisait chaud », raconte-t-il.
D’importants moyens de secours mobilisés
Selon Ouest France, face à l’ampleur du feu, d’importants moyens ont été déployés. Vingt-cinq sapeurs-pompiers et six véhicules, venus de Sainte-Scolasse-sur-Sarthe, Alençon, Le Mêle-sur-Sarthe, Mauves-sur-Huisne et Mortagne-au-Perche, ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie. La RD 509, reliant l’axe Mortagne-Sées au bourg de la commune, a été fermée pendant l’intervention, qui a duré toute la matinée.
Une maison presque entièrement détruite
À l’intérieur de la longère, les dégâts sont considérables. Le premier étage, les combles, la toiture et le garage ont été entièrement détruits par les flammes. Seule la salle à manger, située au rez-de-chaussée, a pu être épargnée. L’origine de l’incendie reste pour l’instant inconnue.
Le couple a déjà trouvé une solution de relogement temporaire en attendant les démarches auprès des assurances. « Le plus important, c’est que personne n’ait été blessé », positive l’habitante des lieux. En observant les meubles sortis par les pompiers, elle confie : « On voit ça aux informations d’habitude mais quand ça nous arrive, c’est d’une telle tristesse ». Avant d’ajouter avec humour : « Ça aura été un drôle de week-end pascal. J’aurais préféré aller à la chasse aux œufs ».


