Des vestiges explosifs du passé neutralisés dans la Manche

Dans la commune de Folligny, huit engins explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale ont été récemment découverts puis évacués selon Actu.fr. Un rappel saisissant du lourd passé de ce nœud ferroviaire stratégique, durement touché par les bombardements.
Une découverte lors de travaux de terrassement
La mémoire de la Seconde Guerre mondiale continue de ressurgir à Folligny. Huit bombes datant de 1940 ont été mises au jour sur le site des lagunes, à l’occasion de travaux de terrassement réalisés sur un terrain éloigné des habitations.
Récemment élu maire, Jacky Moulin a été alerté par un habitant via un courrier signalant la présence de ces engins. L’élu s’est rapidement rendu sur place pour constater la situation.
« Ces bombes ont été découvertes durant des travaux passés, puis entreposées à cet endroit. J’ai immédiatement contacté la gendarmerie », explique-t-il. Alerté, le service de déminage est intervenu le 31 mars pour procéder à l’enlèvement de ces huit bombes à fragmentation.
Un territoire marqué par les bombardements
Si cette découverte peut surprendre, elle s’inscrit pourtant dans l’histoire tragique de la commune. Folligny fut en effet la première ville du département à subir les ravages du conflit.
Située sur un axe ferroviaire stratégique, la gare de la commune — à la fois voyageurs et marchandises — a été la cible de 23 bombardements menés par les forces allemandes, britanniques et américaines.
Le 17 juin 1940 reste une date particulièrement sombre. Alors que les civils fuyaient l’avancée des troupes, un bombardement de la Luftwaffe a fait 39 victimes, dont neuf agents de la SNCF. Un bilan auquel s’ajoutent de nombreux blessés évacués vers les hôpitaux voisins.
Un appel à la vigilance des habitants
Face à ce type de découverte, les autorités rappellent l’importance d’adopter les bons réflexes. « Les personnes qui viendraient à trouver des bombes lors de travaux ne doivent surtout pas y toucher et doivent immédiatement le signaler à la mairie », insiste Jacky Moulin.


