Les touristes sont les principaux financeurs du pont de l’île de Ré

Le célèbre pont à péage reliant le continent à l’île de Ré a généré des recettes dépassant les quinze millions d’euros l’année dernière pour plus de trois millions de passages. Selon une analyse détaillée publiée par le quotidien Sud Ouest ce lundi 6 avril, cette importante manne financière repose presque exclusivement sur les vacanciers et les visiteurs d’un jour, les populations locales bénéficiant de tarifs extrêmement réduits voire de la gratuité totale.
Un système tarifaire favorable aux insulaires
Bien qu’ils représentent plus d’un tiers du trafic routier sur le viaduc, les résidents permanents de l’île ne contribuent pas directement aux recettes du péage puisqu’ils profitent d’une exonération complète depuis de nombreuses années. Les propriétaires de résidences secondaires, ainsi que les travailleurs contraints de résider sur le continent, disposent quant à eux d’abonnements ou de tarifs très préférentiels fixés à quelques euros par traversée. Par conséquent, la charge financière de l’infrastructure routière repose quasi intégralement sur les visiteurs de passage qui s’acquittent du montant plein pour accéder aux plages rétaises.
Des fonds dédiés à l’environnement et à l’entretien
L’argent récolté aux barrières de péage fait l’objet d’une répartition stricte entre les différentes collectivités territoriales impliquées. Un tiers de cette somme est directement alloué au Département pour assurer la lourde maintenance de l’ouvrage d’art et le fonctionnement quotidien des installations. Les deux tiers restants sont reversés à la communauté de communes sous la forme d’une écotaxe spécifiquement destinée à financer des projets de préservation environnementale. Paradoxalement, malgré cette vocation écologique, la tarification actuelle ne fait encore aucune distinction entre les véhicules thermiques polluants et les modèles électriques plus respectueux du climat.
Une nouvelle saison à forte affluence attendue
La grille tarifaire validée très récemment par les élus départementaux entrera en vigueur au début du mois de mai, sans la moindre augmentation par rapport aux années précédentes. Les automobilistes de passage devront ainsi débourser quatre euros en basse saison, huit euros lors des périodes intermédiaires et seize euros durant la haute saison estivale ainsi que lors des week-ends prolongés du printemps. Avec l’enchaînement très favorable des jours fériés prévus au mois de mai, les autorités locales anticipent déjà une fréquentation massive sur l’île, confirmant l’attractivité intacte de ce territoire maritime charentais.


