Grève chez Leadec : le mouvement reconduit sur le site de Scania
Le conflit social se durcit chez Leadec. Depuis vendredi 10 avril, une partie des salariés est en grève et le mouvement a été reconduit ce lundi 13 avril, avec des répercussions sur le site de Scania à Angers, où une occupation est en cours.

Un climat social déjà dégradé
Dans un communiqué, SUD Industrie 44/49, basé à Angers, rappelle être devenu syndicat majoritaire à l’issue des premières élections du CSE en avril 2025. Depuis, l’organisation syndicale dénonce des relations tendues avec la direction et des difficultés dans l’exercice de ses mandats.
Le syndicat évoque notamment des problèmes matériels liés au fonctionnement du comité social et économique. « Des mois d’attente pour équiper le local CSE qui au final se retrouve trop petit pour accueillir les 7 élus », affirme-t-il, pointant des conditions de travail jugées insuffisantes pour les représentants du personnel.
Des tensions autour des droits des élus
Autre point de crispation : la formation obligatoire des élus. Selon SUD Industrie, la direction aurait initialement refusé en décembre 2025 que les élus puissent suivre ensemble les cinq jours de formation en santé, sécurité et conditions de travail. « Il a fallu batailler pour que la direction applique le droit », indique le syndicat, qui estime que les élus n’ont finalement pas pu être formés en même temps.
Des négociations dans l’impasse
Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) ont débuté le 23 mars 2026, pour la première fois avec une véritable délégation syndicale. Trois réunions ont eu lieu, les 23 et 30 mars puis le 7 avril, sans avancée notable.
« La direction refuse toujours d’accéder aux demandes des salariés », déplore SUD Industrie, qui estime que les discussions sont aujourd’hui bloquées.
Grève et occupation du site Scania
Dans ce contexte, un mouvement de grève a démarré le 10 avril. Une partie des grévistes occupe depuis le site de Scania à Angers, tandis qu’un autre groupe maintient un piquet devant le siège de Leadec.
« Le mouvement est reconduit tant que la direction refuse d’entendre nos revendications », prévient le syndicat, qui n’exclut pas la poursuite de la mobilisation dans les prochains jours.
Des revendications salariales
Au cœur du conflit, les salariés réclament notamment une augmentation générale de 3,5 %, une augmentation individuelle de 1 %, une indemnité repas portée à 7 euros, une prime d’équipe de 150 euros ainsi que la mise en place d’un accord d’intéressement.


