Respirations au château d’Angers : 3 jours pour faire tomber les barrières de la culture
Les 3, 4 et 5 juin le programme « Respirations » investit pour la toute première fois le château d’Angers avec pour objectif de rendre la culture accessible à des publics du champ social.

Des ateliers et visites pour reconnecter avec la culture
Créé il y a six ans et co-porté par trois associations (Les Petits Débrouillards, Fédération des acteurs de la solidarité Pays de la Loire et Cultures du Cœur), l’événement Respirations permet cette année à une trentaine de structures représentant quelque 350 participants de venir, sur ces trois après-midis, profiter d’ateliers animés, de visites guidées et d’un accès libre au château d’Angers. « Nous avons été surpris d’attirer autant de participants, certains faisant même le déplacement de Sarthe » accorde Marielle Hamard, coordinatrice régionale Respirations.
Redonner confiance à un public éloigné de la culture
Programme destiné aux personnes qui ne s’autorisent pas à fréquenter les lieux culturels, car en situation d’exclusion ou de vulnérabilité sociale ou économique, Respirations à été imaginé comme un moyen de donner un souffle à des personnes engrainées dans un quotidien compliqué et hébergées par des structures sociales. « D’après une enquête, 1/3 des participants des précédentes éditions a retrouvé une vocation, une passion » soulignait Marie-Charlotte Pierre, coordinatrice nationale Respirations, un retour encourageant alors qu’elle souligne l’importance pour tous d’avoir une vie culturelle
Le château d’Angers, monument historique au service de l’inclusion
C’est la toute première fois que le programme prend place dans l’enceinte du château d’Angers, fruit de son partenariat avec le Centre des monuments nationaux. En tant que monument national, ce programme s’inscrit dans ce que développe le monument toute l’année pour rendre le patrimoine accessible dans le cadre de sa mission de service public. Le but : mettre en place un échange convivial pour mettre à l’aise les participants et minimiser l’appréhension à renouveler l’expérience par eux-mêmes.
Flora Moron


