
Présenté devant la justice au milieu du mois d’avril, un habitant de Sartilly devra patienter jusqu’en juin pour être jugé. Selon les informations rapportées par La Presse de la Manche, cet individu de 48 ans est poursuivi pour des violences commises à l’encontre de ses parents et de son ancienne compagne. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement.
Une accumulation de dossiers judiciaires
L’homme de quarante-huit ans s’est présenté devant le tribunal de Coutances le jeudi 16 avril. Initialement convoqué pour répondre de faits de violences intrafamiliales ciblant ses propres parents, son cas s’est alourdi lors de l’audience. Les magistrats ont en effet pris la décision de joindre à cette procédure deux autres dossiers le concernant. Ces affaires supplémentaires, qui devaient faire l’objet d’une convocation à la fin du mois d’avril, portent sur des faits de violences infligées à son ex-concubine.
Un procès reporté en raison d’un mouvement social
L’audience sur le fond n’a cependant pas pu se tenir comme prévu ce jour-là. Le prévenu s’est retrouvé sans défenseur en raison d’un mouvement de grève massivement suivi par l’ensemble des avocats inscrits aux barreaux de Coutances et d’Avranches. Face à cette absence de représentation légale, indispensable pour garantir la bonne tenue des débats, le tribunal a été contraint de prononcer le renvoi de cette affaire au 10 juin prochain.
Le maintien en détention privilégié par les magistrats
Dans l’attente de cette nouvelle date d’audience estivale, les juges ont dû statuer sur les conditions de contrôle du quadragénaire. La justice a opté pour la fermeté en décidant qu’il resterait incarcéré jusqu’à son procès. Cette décision de placement en détention s’appuie sur plusieurs éléments jugés préoccupants par le tribunal : l’absence de domicile personnel fixe pour le prévenu, le risque de réitération des faits de violences, et le non-respect avéré de ses précédentes obligations légales, l’homme ayant déjà bafoué les règles d’un contrôle judiciaire qui lui interdisait formellement d’entrer en contact avec son ancienne compagne.


