Karaté : Sixtine Thirion en bronze, Angers brille chez les cadets
Sur les tatamis de Saint-Michel-sur-Orge, l’Angevine a su s’imposer parmi les meilleures de sa génération.

Un week-end au sommet du karaté français
Sur les tatamis de Saint-Michel-sur-Orge, le week-end avait des allures de grand rendez-vous pour près de 500 jeunes karatékas venus de toute la France. Dans le bruit feutré des combats, entre concentration et éclats d’énergie, une Angevine s’est frayé un chemin jusqu’au podium. À seulement l’âge cadet, Sixtine Thirion a décroché une médaille de bronze qui en dit long sur son engagement.
Un parcours solide face à l’élite
Licenciée au Karaté Timing Evolution Angers, la jeune compétitrice n’a rien laissé au hasard. Combat après combat, elle s’est mesurée à ce qui se fait de mieux dans sa catégorie.
« J’étais prête pour ce rendez-vous. Cette médaille récompense des centaines d’heures d’entraînement », glisse-t-elle, encore marquée par l’intensité de la compétition. Dans ces championnats où chaque détail compte, la moindre hésitation peut coûter cher. « À ce niveau, personne n’est là par hasard. »
Une médaille portée par tout un collectif
Mais derrière la performance individuelle, c’est tout un collectif qui s’exprime. Dans l’ombre des tatamis, les partenaires d’entraînement, les stages et les séances répétées jusque pendant les vacances ont façonné ce résultat.
« Je n’étais pas seule », insiste la jeune athlète, évoquant ses coachs et l’émulation du groupe.
Le club angevin avait également engagé Kélia Lailler et Amélie Strina. Toutes deux ont remporté leur premier combat avant de s’incliner au deuxième tour. Non repêchées, elles repartent néanmoins avec une expérience précieuse à ce niveau.
Des moyens limités, une ambition intacte
Pour Fabrice Diffallah, cette médaille vient récompenser un investissement quotidien. « Nous faisons rayonner Angers sur la scène nationale. Je suis fier de mes athlètes », confie-t-il.
Derrière les résultats, il souligne aussi des conditions parfois difficiles. « Certains s’entraînent jusqu’à dix heures par semaine, tout en s’impliquant auprès des plus jeunes. Malgré des moyens limités, ils donnent tout. »
« Une étape, pas une finalité »
Même regard tourné vers l’avenir pour Ramazi Aioyan. Le coach voit dans cette médaille un point de départ.
« Sixtine a toute sa place parmi l’élite du karaté français. Elle a montré de la volonté et de la maturité. Cette médaille est une étape, pas une finalité. »
À Angers, ce bronze résonne déjà comme une promesse pour la suite.


