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France: Accord entre LFI et EELV en vue des législatives

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PARIS (Reuters) – Europe écologie-Les Verts (EELV) a conclu dans la nuit de dimanche à lundi un accord avec La France insoumise (LFI) première étape vers une coalition espérée des partis de gauche dans une union, baptisée « Nouvelle Union Populaire écologiste et sociale », en vue des élections législatives des 12 et 19 juin prochains.

« On peut parler d’un accord historique », car il s’agit d’une première à l’échelle nationale, a salué lundi matin sur France Inter Manuel Bompard, directeur de campagne des législatives pour LFI et député européen.

« L’objectif c’est de faire en sorte qu’on puisse remporter les élections législatives pour appliquer un programme partagé », a-t-il ajouté.

Dans le sillage de ce premier accord, les deux partis espèrent désormais être rejoints par le Parti socialiste et le Parti communiste, avec lesquels les négociations doivent se poursuivre dans la journée.

« Il ne s’agit pas d’un accord La France insoumise/Europe Ecologie-Les Verts, nous voulons construire une bannière commune qui accueille l’ensemble des forces de gauche pour construire cette majorité », a renchéri Julien Bayou, le secrétaire national d’EELV, lundi sur BFMTV et RMC.

D’après Julien Bayou, cet accord permettra à EELV d’être présent dans « une centaine de circonscription », ce qui permettra d' »assurer un groupe de députés écologistes » – soit 15 élus.

Dans un communiqué commun publié dans la nuit, les deux formations disent vouloir « fédérer » afin de « mettre en place un large rassemblement (…) ouvrant la voie à une majorité à l’Assemblée nationale ».

Aux termes de l’accord, « le Premier ministre serait issu du plus grand groupe à l’Assemblée, soit Jean-Luc Mélenchon. »

POURSUITE DES NÉGOCIATIONS AVEC LE PCF ET LE PS

Entre autres propositions emblématiques du programme commun défini dans cet accord: la hausse du smic à 1.400 euros, le retour à la retraite à 60 ans, ou encore le blocage des prix sur les produits de première nécessité ainsi qu’une « véritable planification écologique ».

Alors que le rapport avec l’Union européenne constituait l’un des points d’achoppement des discussions entre les deux partis, leur communiqué précise qu’ils seront « prêts à désobéir à certaines règles européennes » tout en soulignant que « la France ne peut avoir pour politique ni la sortie de l’Union, ni sa désagrégation, ni la fin de la monnaie unique ».

Après être parvenue à un compromis avec EELV, La France insoumise, qui a déjà conclu un accord la semaine dernière avec le petit mouvement Génération.s, fondé par Benoît Hamon, espère désormais avancer dans les discussions avec les communistes et les socialistes.

Côté PCF, l’optimisme sur l’issue des négociations semblait prévaloir lundi matin.

« L’accord LFI/EELV est une très bonne nouvelle: nous sommes en route vers un accord de toute la gauche. Les communistes feront partie de cet accord », a noté sur Twitter le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Un point de vue partagé par le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel, éliminé dès le premier tour (2,28%).

« Il n’y a pas de plan B, il n’y a qu’un plan A, c’est (…) de nous rassembler et de parvenir à construire cette grande coalition de la gauche », a-t-il déclaré sur franceinfo.

« C’est une question d’heures maintenant en ce qui concerne les communistes », a-t-il précisé.

(Rédigé par Jean Terzian et Myriam Rivet, avec la contribution de Tasilo Hummel, édité par Jean-Michel Bélot)

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