Citoyenneté

Sauvlife. Les citoyens sauveteurs ont reçu aujourd’hui des défibrillateurs à Angers

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Christophe Béchu et Eloan Desgranges lors de la remise des défibrillateurs.

Lundi 16 mai, 50 citoyens sauveteurs SAUV Life – dont 14 policiers municipaux – inscrits sur la plateforme du même nom et amenés à intervenir sur des arrêts cardiaques lorsqu’ils sont « déclenchés » par le SAMU 49 ont été dotés d’un défibrillateur.

Plus les manœuvres de réanimation sont débutés tôt, plus les chances de survie augmentent. « On intervient 450 fois par an sur Angers pour des arrêts cardiaques. La survie de ces gens, c’est entre 4 et 5 % » explique Dominique Savary, chef de département de médecine d’urgence du CHU d’Angers.

Sauv Life

Cet investissement est mis à la disposition des utilisateurs de l’application Sauv Life. C’est une application engagée pour sauver des vies. Elle permet à chacun, formé ou non, d’intervenir auprès des victimes d’arrêts cardiaques avant l’arrivée des secours. « Nous avons constaté qu’un nombre important de personne utilisait cette application et notamment des professionnels du CHU et aussi de la police municipale » constate Christophe Béchu, le maire d’Angers. En collaboration aussi avec le CNP Assurance, la ville va notamment fournir 14 défibrillateurs aux policiers municipaux.

Une application efficace

Les résultats existent, Eloan Desgranges s’est vu décoré pour avoir réanimée quelqu’un grâce à l’application. « Alors que je me reposait, j’ai reçu une alerte sur mon téléphone, envoyée par le SAMU avec les coordonnées GPS de la victime. Le but est d’intervenir pendant que les secours ont en route. J’y suis allé et j’ai commencé à faire un massage cardiaque ».

L’application est présente dans le Maine-et-Loire depuis 2020, ainsi que dans 73 départements, son utilité ne fait aucun doute. C’est un réel soutien pour les secours et une belle initiative citoyenne. Il ne faut pas être un professionnel de santé pour pouvoir agir. Aujourd’hui, dans le Maine-et-Loire, 11300 personnes possède l’application. C’est une aide importante pour les équipes de secours mais ce chiffre peut encore augmenter. En 2019, 30% seulement des réanimations cardio-pulmonaires étaient débutés avant l’arrivée des secours.