À Angers, des étudiants de l’ESEO passent du campus au grand écran avec leur premier court-métrage

Le temps de quelques jours, les couloirs de l’ESEO ont pris des airs de studio de cinéma. Une salle de cours transformée en décor d’enquête, un garage devenu plateau de tournage, des rues angevines occupées par une équipe concentrée caméra à l’épaule : depuis plusieurs mois, les membres du club Cinéseo ont troqué leurs habitudes d’étudiants ingénieurs contre celles d’une véritable équipe de tournage.
Le résultat sera dévoilé au public le lundi 1er juin 2026, lors d’une projection organisée au Cinéma Pathé Angers. Les étudiants y présenteront Le Cercle d’Ardoise, leur tout premier court-métrage, entièrement imaginé, tourné et produit par leurs soins.
Huit jours de tournage dans les rues d’Angers
L’aventure a commencé dès septembre 2025. Dix-huit étudiants passionnés de cinéma se sont lancés dans ce projet collectif porté par l’association Cinéseo. Neuf d’entre eux sont passés devant la caméra, tandis que les autres se sont chargés de la technique, de la réalisation, du son ou encore du montage.
Pendant huit jours de tournage, l’équipe a investi différents lieux d’Angers : le campus de l’école, mais aussi plusieurs commerces, entre boulangerie, kebab et café, sans oublier des scènes filmées dans les rues de la ville avec l’autorisation de la municipalité.
Au fil des semaines, les étudiants ont découvert les exigences d’une production audiovisuelle : organisation des scènes, gestion du matériel, répétitions, prises multiples et longues heures de montage. Une immersion loin des cours traditionnels, mais qui a soudé le groupe autour d’un objectif commun.
Une enquête entre suspense et faux-semblants
Dans Le Cercle d’Ardoise, les spectateurs suivront Julien Legrand, un jeune détective stagiaire épaulé par l’inspecteur Michel Loiseau. Très vite, l’enquête bascule et les apparences deviennent trompeuses. Le court-métrage promet une intrigue mêlant suspense, action et rebondissements.
Pour Maxence Crépeau, réalisateur du film et président du club Cinéseo, cette première expérience restera marquante.
« Ce tournage a probablement été l’une de mes meilleures expériences. Pendant 8 jours, le rythme a été extrêmement intense, mais toute l’équipe a donné le maximum malgré la fatigue. S’il y a une chose à retenir de cette aventure, c’est notre “Mentalité Pathé” : toujours voir plus grand et faire les choses comme un vrai projet de cinéma », explique l’étudiant.
Une première projection comme un aboutissement
Avant même sa diffusion sur grand écran, la bande-annonce du film a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, suscitant la curiosité autour de ce projet étudiant atypique.
La projection du 1er juin au Pathé d’Angers représente désormais l’aboutissement de plusieurs mois de travail bénévole et passionné. Une soirée symbolique aussi pour ces étudiants ingénieurs qui prouvent qu’entre deux projets techniques, la créativité peut également trouver sa place sur les bancs de l’enseignement supérieur angevin.


