
Un habitant de Mortagne-au-Perche a récemment comparu devant la justice pour répondre de graves débordements à l’encontre de son ancienne partenaire. Selon les informations publiées par le journal Le Perche, le tribunal correctionnel d’Alençon a prononcé une peine d’emprisonnement ferme pour sanctionner ces faits de harcèlement et d’intimidation survenus dans un contexte de séparation particulièrement conflictuelle.
Des brutalités commises dès la grossesse
Le calvaire décrit par la victime devant les forces de l’ordre trouve son origine dans le courant de l’année précédente, alors même qu’elle attendait leur enfant. La situation familiale s’est lourdement dégradée, marquée par des bousculades, des menaces répétées et un accès de colère ayant conduit au renversement d’un imposant meuble de rangement dans sa direction. Lassée par ce climat de terreur qui a perduré bien après leur séparation officielle, la jeune femme a fini par déposer plainte à la fin de l’été. Ces actes d’intimidation ont par ailleurs débordé du strict cadre de l’ancien couple, le nouveau compagnon de la plaignante devenant lui aussi la cible de diverses pressions.
La rupture mal digérée et le fléau de l’alcool
Durant l’audience, le prévenu a fait preuve de lucidité en admettant la quasi-totalité des faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué sa perte de contrôle par une incapacité chronique à accepter la nouvelle vie sentimentale de son ancienne compagne, un ressentiment fortement exacerbé par une consommation excessive de boissons alcoolisées. Son avocate a mis en lumière la prise de conscience de son client, désormais engagé dans un parcours de soins en addictologie, tout en plaidant sa totale innocence concernant les dégradations matérielles relevées sur le véhicule du nouveau conjoint. La mère de famille a elle-même tenu à nuancer le portrait de son agresseur en soulignant devant la cour ses qualités parentales dans le cadre de leur système de garde alternée.
Une incarcération partielle et un éloignement forcé
Après en avoir délibéré, les magistrats ornais ont condamné l’individu à une peine totale de huit mois de prison, dont six mois sont assortis d’un sursis. Outre cette partie ferme, le jugement impose des restrictions strictes visant à protéger la sérénité de la mère de famille, avec l’interdiction formelle de s’approcher de son domicile ou de son lieu de travail pendant deux années consécutives. Le condamné devra impérativement suivre et financer un stage de sensibilisation aux violences sexistes et conjugales. S’il a finalement été relaxé pour les dommages causés sur l’automobile, il est tout de même tenu d’indemniser financièrement son ancienne compagne et le nouveau partenaire de cette dernière au titre des préjudices moraux et des frais de justice engagés.


