Au CHU d’Angers, des soignants de pédiatrie et maternité alertent sur le manque de remplaçants avant l’été
Une quarantaine de professionnels des services de pédiatrie et de maternité du CHU d’Angers se sont rassemblés ce jeudi 18 juin devant la direction de l’établissement. Accompagnés du syndicat Force ouvrière (FO), ils souhaitaient alerter sur les difficultés de remplacement et les tensions d’effectifs à l’approche de la période estivale.

Selon le syndicat, les agents mobilisés représentaient sept secteurs du pôle Femme-Mère-Enfant : les urgences pédiatriques, la néonatalogie, la chirurgie gynécologique, l’équipe de remplacement (pool), l’unité diététique pédiatrique, les suites de naissances et l’unité des grossesses pathologiques.
Des inquiétudes partagées dans plusieurs services
Dans son communiqué, FO explique que plusieurs services ont rencontré la direction ces dernières semaines afin d’évoquer leurs préoccupations concernant l’organisation de l’été. Le syndicat rappelle notamment qu’un courrier adressé le 22 avril par le service de néonatalogie avait déjà signalé des difficultés liées aux remplacements des arrêts maladie ainsi qu’aux recrutements saisonniers.
Selon l’organisation syndicale, ces problématiques seraient aujourd’hui partagées par plusieurs équipes du pôle. FO affirme que certains arrêts de travail ne seraient pas remplacés depuis plusieurs mois et que les effectifs prévus pour la période estivale seraient insuffisants.
Une délégation reçue par la direction
Une délégation composée de douze agents a été reçue par la direction du CHU. À cette occasion, les représentants des services ont demandé, selon FO, un remplacement systématique des absences, un renforcement des effectifs estivaux ainsi qu’une augmentation des moyens alloués aux équipes de remplacement.
Le syndicat dénonce également des organisations de travail qu’il juge difficiles pour les personnels. Il évoque notamment des demandes de modification de planning, des reports de jours de repos ou encore des successions de week-ends travaillés.
La crainte d’un été sous tension
Pour les soignants mobilisés, l’arrivée de la période estivale fait craindre une dégradation des conditions de travail dans des services accueillant quotidiennement des enfants, des nouveau-nés et de jeunes mères.
« Les effectifs sont à flux tendu », estime FO dans son communiqué, considérant que chaque absence supplémentaire risque de désorganiser l’ensemble du pôle Femme-Mère-Enfant.
À l’issue de la rencontre avec la direction, les réponses apportées ont été jugées insuffisantes par les personnels concernés. Le syndicat annonce ainsi que les auxiliaires de puériculture des urgences pédiatriques ont décidé de déposer un préavis de grève à compter du vendredi 26 juin.
Le CHU d’Angers n’avait pas encore communiqué sa position sur ces revendications au moment de la rédaction de cet article.


