À Poitiers, l’association Les Chats de la rue tire la sonnette d’alarme

Face à une hausse importante des abandons et de la reproduction féline, l’association poitevine Les Chats de la rue se retrouve débordée. En deux jours seulement, la structure a reçu 18 demandes de prise en charge pour des chats errants, des portées ou des animaux abandonnés, alors que ses capacités d’accueil sont au plus bas.
Des capacités et des moyens financiers saturés
L’association s’appuie sur un local mis à disposition par la municipalité d’une surface de 33 m², ce qui limite légalement sa capacité d’accueil à quinze chats. Avec seulement une vingtaine de bénévoles, l’organisation manque cruellement de familles d’accueil pour héberger temporairement les animaux avant leur adoption.
À cette saturation spatiale s’ajoute une pression financière croissante liée à l’inflation des prix des croquettes et à la hausse du coût des soins vétérinaires. L’association, qui ne perçoit plus de subventions publiques, dépend exclusivement des dons et des cotisations d’adhérents, en nette baisse depuis plusieurs années.
La prévention par la stérilisation
Pour la présidente de l’association, Valérie Toulisse, le problème réside principalement dans le manque de stérilisation des chats domestiques. En l’absence d’intervention, un couple de chats et sa descendance peuvent théoriquement générer plus de 20 000 individus en quatre ans.
D’après la Nouvelle République, les bénévoles appellent à une évolution de la législation française pour rendre l’identification et la stérilisation obligatoires chez les vétérinaires, à l’image des réglementations déjà appliquées dans d’autres pays européens comme la Belgique. Suite à leur appel sur les réseaux sociaux, cinq nouvelles familles d’accueil se sont portées volontaires, une aide précieuse mais encore insuffisante face aux besoins actuels.


