À Rochefort-sur-Loire, la programmation du festival O’ffange contestée autour de No One Is Innocent

À deux semaines de la deuxième édition de l’O’ffange Rock Festival, prévue le 29 août 2026 à Rochefort-sur-Loire, la programmation suscite des réactions. En cause : la présence de No One Is Innocent en tête d’affiche. Après les critiques formulées par SUD Culture 49, Solidaires 49 et les Soulèvements de Loire, l’organisation du festival a souhaité apporter des précisions.
Une programmation contestée
Le 29 août prochain, l’O’ffange Rock Festival doit réunir plusieurs groupes de la scène rock française à l’hippodrome du Val Fleuri, à Rochefort-sur-Loire. Parmi les artistes programmés figure No One Is Innocent, dont le chanteur Marc Gulbenkian, connu sous le nom de Kemar, a été mis en cause dans plusieurs affaires.
Cette présence est dénoncée par SUD Culture 49, Solidaires 49 et les Soulèvements de Loire. Dans un communiqué, les organisations estiment que la venue du groupe constitue une mise en avant problématique du chanteur. Elles rappellent notamment sa condamnation passée pour violences conjugales ainsi que les accusations d’agression sexuelle dont il a fait l’objet.
Concernant cette dernière affaire, une plainte avait été classée sans suite en 2022. Une procédure distincte avait également donné lieu à un non-lieu en octobre 2025. Marc Gulbenkian conteste les faits qui lui sont reprochés.
« Des critères exclusivement artistiques »
Face aux réactions suscitées par la programmation, l’équipe de l’O’ffange Rock Festival a publié une réponse. Elle explique avoir retenu les artistes « sur des critères exclusivement artistiques », en cohérence avec l’identité musicale de l’événement.
L’organisation affirme également qu’au moment où la programmation a été arrêtée, elle « n’avait pas connaissance des éléments mis en avant aujourd’hui ».
Le festival précise qu’à seulement deux semaines de l’événement, sa préparation est désormais largement engagée. Les équipes travaillent depuis plusieurs mois sur les aspects artistiques, techniques, logistiques et financiers, avec la mobilisation de nombreux bénévoles.
Le festival ne souhaite pas « alimenter de polémique »
Dans sa réponse, l’organisation indique prendre acte des interrogations exprimées ces derniers jours, tout en précisant ne pas vouloir « alimenter de polémique publique ».
Elle souligne également ne pas avoir vocation à se substituer à la justice concernant « des faits et des procédures dont nous ne maîtrisons pas les éléments ».
Une position qui intervient alors que les organisations à l’origine du communiqué demandent, elles, que la question des violences sexistes et sexuelles soit davantage prise en compte dans les choix de programmation culturelle.
« La sécurité, la bienveillance et le respect de toutes et tous »
Malgré la controverse, l’organisation ne fait pas état, dans sa réponse, d’une modification de la programmation. No One Is Innocent reste donc annoncé à l’affiche de cette deuxième édition.
Les organisateurs assurent en revanche vouloir faire de la sécurité et du respect une priorité pendant le festival. « La sécurité, la bienveillance et le respect de toutes et tous – public, artistes, bénévoles et partenaires – demeurent au cœur de nos engagements tout au long de l’événement », indique l’équipe.
Le festival entend ainsi se concentrer sur son déroulement, alors que les critiques autour de la présence de No One Is Innocent ajoutent un débat aux préparatifs de cette édition.
À deux semaines de l’ouverture, la programmation reste donc inchangée. D’un côté, les organisations signataires demandent que la présence du groupe soit questionnée au regard des éléments visant son chanteur. De l’autre, les organisateurs expliquent avoir effectué leur choix sur des critères artistiques et ne pas vouloir se substituer aux institutions judiciaires.
en partenariat avec REGIEPRO


