Immobilier à Angers : les biens à vendre bondissent de 16,7 %, mais le budget moyen recule
Le marché de l’immobilier ancien évolue à deux vitesses en Pays de la Loire. À Angers, le nombre de biens proposés à la vente progresse fortement depuis le début de l’année, tandis que le prix au mètre carré continue de grimper. Pourtant, le budget moyen nécessaire pour acheter un bien recule de 4,3 %. Une évolution qui traduit un changement dans la physionomie du marché angevin.

À Angers, le marché immobilier ancien donne un signal particulièrement intéressant en cette rentrée 2026. Alors que l’offre progresse timidement à l’échelle des Pays de la Loire, elle bondit nettement dans la capitale angevine.
Entre janvier et août 2026, 4 601 biens anciens ont été proposés à la vente à Angers, soit une progression de 16,7 % en un an. C’est de loin l’une des plus fortes évolutions enregistrées parmi les grandes villes étudiées par l’Observatoire GH Transaction.
Cette hausse de l’offre s’accompagne toutefois d’un phénomène moins intuitif : le budget moyen des biens à vendre diminue.
À Angers, le prix au mètre carré continue pourtant de progresser
Le prix moyen atteint désormais 3 616 € le mètre carré à Angers, contre 3 528 € à Saint-Nazaire et 3 943 € à Nantes.
Sur un an, le prix angevin progresse de 2,5 %. La tendance est donc toujours orientée à la hausse, mais de manière nettement plus mesurée que dans certaines autres villes de la région.
Cette hausse du prix au mètre carré ne signifie donc pas que les logements proposés à la vente sont globalement plus chers.
La raison se trouve notamment dans leur taille.
Des logements plus petits proposés à la vente
À Angers, la surface moyenne des biens mis en vente s’établit à 78,2 m², soit une baisse de 6,8 % sur un an.
Autrement dit, le marché angevin compte davantage de biens disponibles, mais ces logements sont en moyenne plus petits qu’il y a un an. Cette évolution contribue directement au recul du budget moyen.
Celui-ci atteint 275 018 €, contre 287 131 € en moyenne pour l’ensemble des Pays de la Loire. À Angers, il diminue de 4,3 % sur un an.
Le marché affiche ainsi un paradoxe apparent : le prix au mètre carré augmente, mais le montant moyen d’un bien à vendre diminue.
Angers se démarque nettement dans la région
La situation angevine contraste avec celle des autres grandes villes observées.
À Nantes, 12 462 biens ont été proposés à la vente, soit +12,7 %, mais le prix moyen atteint 3 943 €/m², en baisse de 3,4 %. Le budget moyen s’établit à 295 373 €, en recul de 7,3 %.
À Saint-Nazaire, l’offre progresse de 31,4 %, la plus forte hausse du panel, avec un prix au mètre carré en progression de 4,7 % et un budget moyen en hausse de 1,5 %.
Le Mans affiche pour sa part une hausse de 2 % de l’offre, tandis que le prix au mètre carré progresse légèrement de 0,6 %. Son budget moyen chute toutefois de 5,7 %.
À La Roche-sur-Yon, l’offre augmente de 4 %, mais le prix au mètre carré recule de 4,3 %, tandis que le budget moyen baisse de 5,6 %.
Le marché ligérien reste moins dynamique que le marché national
Le décalage est encore plus visible lorsqu’on compare les Pays de la Loire au marché français.
Sur les huit premiers mois de 2026, l’Observatoire recense 105 986 biens anciens mis en vente dans la région, soit une hausse limitée à 0,6 % sur un an. À l’échelle nationale, l’offre progresse de 4,2 %.
Le prix moyen régional atteint 2 792 €/m², en hausse de 1,1 %, alors que la progression nationale atteint 4,9 %, pour un prix moyen de 3 430 €/m².
Le budget moyen régional ressort à 287 131 €, en baisse de 2,2 %, quand il augmente légèrement au niveau national à 348 367 € (+0,5 %).
Le marché des Pays de la Loire apparaît donc moins inflationniste que celui observé à l’échelle française.
À Angers, une offre qui se recompose
L’étude relève également une transformation de la structure du marché régional. L’offre d’appartements progresse de 19,3 %, avec 32 586 biens, tandis que celle des maisons recule de 2,1 %, avec 73 400 biens.

Les logements énergivores sont également davantage présents dans les annonces : les biens classés F ou G représentent 21,5 % de l’offre régionale, soit 8 532 biens. Dans le même temps, les logements classés A, B ou C représentent 29,9 % de l’offre, soit 41 622 biens.
Cette évolution témoigne d’un marché dans lequel la question de la performance énergétique prend une place croissante, aussi bien pour les vendeurs que pour les acquéreurs.
« Un ralentissement de l’offre ne signifie pas une envolée des prix »
Pour Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet Immobilier, les chiffres montrent surtout que le marché est en train de se rééquilibrer.
« Un ralentissement de l’offre ne signifie pas une envolée des prix », explique-t-il, estimant que les valeurs restent « stables » et que les budgets sont « en repli de 2,2 % ».
À Nantes comme à Angers, il souligne notamment la diminution des surfaces proposées sans dérapage des prix, ce qui traduirait selon lui une capacité d’emprunt qui reste un élément déterminant du marché.
en partenariat avec REGIEPRO


