
En grève depuis le 8 septembre 2026, les sapeurs-pompiers de Vendée poursuivent leur mobilisation. Réunis lundi 12 octobre devant l’hôtel du Département, à La Roche-sur-Yon, ils dénoncent le manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées, tout en continuant d’assurer les missions de secours selon Actu.fr.
Une activité en hausse, des effectifs sous tension
La mobilisation des pompiers vendéens se poursuit. Lundi 12 octobre 2026, des soldats du feu se sont de nouveau rassemblés devant l’hôtel du Département, à La Roche-sur-Yon, pour réclamer davantage de moyens humains et financiers.
À l’origine de leur colère : l’augmentation du nombre d’interventions, la croissance démographique du territoire et les nouveaux risques liés notamment au changement climatique. Autant de facteurs qui accentuent la pression sur les équipes.
Entre le 15 juin et le 1er août, l’activité des pompiers vendéens a ainsi augmenté de 25 %. Le département compte 428 sapeurs-pompiers professionnels et 2 937 volontaires, auxquels s’ajoutent des renforts estivaux.
Malgré ces effectifs, la situation reste tendue. « La moitié des 74 centres du département est en sous-effectifs en journée », déplorait Mickaël Marquis, du syndicat SNSPP-PATS 85.
Des recrutements toujours attendus
Les syndicats pointent également des engagements qui tardent à se concrétiser. En 2023, un protocole prévoyait 115 recrutements supplémentaires. Mais depuis le gel des embauches en 2025, 28 postes restent vacants, selon les éléments communiqués dans le cadre du mouvement.
Les conditions de travail constituent un autre sujet de mécontentement. Les pompiers dénoncent notamment des équipements qu’ils jugent inadaptés à certaines interventions, comme les incendies de végétation. Ils citent en particulier des appareils respiratoires pesant 17 kg, qui compliquent leurs missions sur le terrain.
Une grève prévue jusqu’au 20 octobre
L’intersyndicale du Service départemental d’incendie et de secours de la Vendée (SDIS 85) a lancé le mouvement le 8 septembre. Celui-ci doit se poursuivre jusqu’au 20 octobre, en l’absence de réponses jugées suffisantes par les représentants du personnel.
Les syndicats demandent notamment des engagements concrets sur les recrutements et les moyens financiers. Ils appellent également l’État à prendre sa part de responsabilité, estimant que la sécurité des habitants ne peut pas reposer uniquement sur les collectivités locales.
Malgré leur mobilisation, les sapeurs-pompiers continuent d’assurer leurs missions de secours. Une manière de faire entendre leurs revendications sans interrompre la prise en charge des urgences en Vendée.
en partenariat avec REGIEPRO


