À Poitiers, sous la pluie, un rassemblement pour défendre la justice
Ce samedi 12 avril 2025, la pluie n’a pas découragé une soixantaine de citoyens déterminés à défendre l’État de droit. Réunis devant le Palais de Justice de Poitiers, environ 70 manifestants ont...

Ce samedi 12 avril 2025, la pluie n’a pas découragé une soixantaine de citoyens déterminés à défendre l’État de droit. Réunis devant le Palais de Justice de Poitiers, environ 70 manifestants ont répondu à l’appel lancé dans le cadre d’une journée nationale selon La Nouvelle République, marquée par la contestation des attaques visant l’institution judiciaire.
La mobilisation faisait écho à la récente condamnation de Marine Le Pen, et aux réactions du Rassemblement National qui, selon les organisateurs, mettent en péril le respect de la justice. « C’est dangereux que des responsables politiques remettent en cause l’autorité judiciaire, surtout lorsque le gouvernement ne les condamne pas fermement », a alerté Julien Hémon, secrétaire départemental de la CGT.
Une condamnation qui fait débat
Marine Le Pen, leader du Rassemblement National, a été condamnée le 31 mars pour avoir détourné des fonds du Parlement européen afin de rémunérer certains de ses collaborateurs. La justice a prononcé une peine de 4 ans de prison, dont 2 ans avec sursis, et une inéligibilité de 5 ans. La responsable politique a depuis fait appel de cette décision.
Face à la tempête médiatique qui a suivi, Joëlle Dumasdelage, vice-présidente départementale de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), a pris la parole pour dénoncer les propos tenus par le parti d’extrême droite. « Le RN a dénoncé le jugement en des termes aussi abusifs que choquants. Il a accrédité l’idée d’un complot. Personne ne peut réclamer des privilèges liés à sa naissance, à son statut social ou à sa notoriété. L’État de droit deviendrait un concept vide si l’indépendance de la justice n’était pas respectée. »
Cap sur le 1er mai
Le rassemblement s’est conclu après une série de prises de parole dans la cour du Palais de Justice. Avant de se disperser, Julien Hémon a tenu à rappeler l’importance de rester mobilisés. Il a donné rendez-vous aux manifestants pour la prochaine échéance sociale : le 1er mai, journée internationale de mobilisation des travailleurs.


