L’élection municipale de Chauvigny pourrait se jouer devant les tribunaux après la courte défaite de la maire sortante

Les habitants de Chauvigny pourraient être appelés à retourner aux urnes dans les mois à venir. Selon les informations publiées par la Nouvelle République, la maire sortante de la commune vient de déposer un recours officiel en justice pour contester les résultats du second tour du dernier scrutin municipal, qui s’est joué dans un mouchoir de poche.
Un scrutin extrêmement serré lors du second tour
La journée électorale du dimanche vingt-deux mars a livré un verdict particulièrement indécis dans cette commune de la Vienne. À l’issue d’une triangulaire très disputée, la candidate centriste Virginie Puchaud-Giraudeau a remporté la mairie en récoltant un peu plus de trente-huit pour cent des suffrages exprimés. Elle a ainsi devancé de justesse l’édile sortante, Nelly Garda-Flip, qui a rassemblé un peu plus de trente-six pour cent des voix, tandis que le troisième candidat, Thibault Legube, a réuni un quart des électeurs. Cette victoire s’est dessinée sur le fil, avec un écart minime de cinquante-deux bulletins entre les deux premières listes.
La saisine de la justice administrative
Face à ce résultat très étriqué, la maire sortante, qui avait autrefois pris la suite de Gérard Herbert à la tête de la municipalité, a fait le choix de ne pas en rester là. Elle a pris la décision de saisir formellement le tribunal administratif de Poitiers. Cette démarche juridique vise à faire réexaminer les conditions du vote par les magistrats compétents, ouvrant ainsi la voie à une possible annulation de l’élection et à l’organisation d’un troisième tour inédit si la justice venait à invalider l’opération électorale.
Des soupçons d’anomalies gardés secrets
Pour justifier le lancement de cette procédure, la candidate vaincue avance l’existence de plusieurs dysfonctionnements survenus lors du processus électoral. Sans entrer dans les détails de ses accusations ni préciser la nature exacte des faits qu’elle reproche à ses adversaires ou à l’organisation, elle pointe du doigt des pratiques qu’elle estime douteuses. Souhaitant réserver la primeur de ses arguments aux juges administratifs, elle préfère pour le moment garder le silence sur le fond du dossier, s’en remettant entièrement à la justice pour déterminer si les éléments apportés plaideront ou non en sa faveur.


