
L‘incompréhension domine dans la commune de Saint-Corneille face au projet de l’Éducation nationale pour la rentrée prochaine. Selon les informations publiées par Le Maine Libre ce lundi 6 avril, les parents d’élèves et les élus locaux se mobilisent massivement contre la suppression d’un poste d’enseignant à l’école primaire locale, une mesure qui ne reposerait que sur la perte d’un seul écolier.
Une logique comptable difficile à accepter
La prévision d’une baisse infime des effectifs sert de justification à cette réorganisation scolaire. Alors que l’établissement accueillait cent soixante-cinq enfants lors de la précédente rentrée, les projections actuelles tablent sur cent soixante-quatre inscrits pour le mois de septembre à venir. Cette suppression ferait passer l’école de huit à sept sections, entraînant une hausse significative du nombre d’enfants par professeur, largement au-dessus de la moyenne départementale. Les familles redoutent une détérioration de la qualité des apprentissages, particulièrement pour les élèves nécessitant un accompagnement spécifique, d’autant que les prévisions pour les années suivantes annoncent déjà une nouvelle augmentation des effectifs.
Un dynamisme démographique pourtant bien réel
Cette décision administrative tranche singulièrement avec la vitalité du territoire et le développement de la commune sarthoise. L’équipe municipale met en avant l’attractivité constante du village, caractérisée par une moyenne très stable de vingt à vingt-cinq naissances annuelles et l’installation régulière de nouveaux foyers. De plus, de multiples projets structurants sont en cours de réalisation pour pérenniser cette croissance, avec notamment la création imminente d’une maison d’assistantes maternelles d’une capacité de douze places, la construction d’une douzaine de logements locatifs et l’ouverture d’une vaste zone constructible de plus de trois hectares.
L’attente du verdict final des autorités académiques
Face à ce qu’ils considèrent comme une anomalie, les représentants politiques locaux sont rapidement montés au créneau. Le maire de la commune a officiellement interpellé le sénateur et la députée du secteur pour dénoncer des mesures d’économies réalisées au détriment de l’éducation des enfants et pointer du doigt le manque de cohérence d’une fermeture suivie d’une probable réouverture à très court terme. Les regards de toute la communauté éducative sont désormais tournés vers le conseil départemental de l’Éducation nationale qui doit rendre sa décision définitive le 9 avril, date jusqu’à laquelle les habitants prévoient de maintenir une pression constante.


