Sanction confirmée pour l’ancien attaquant d’Angers SCO qui avait été contrôlé positif à l’ecstasy.

Le Conseil d’Etat a rejeté l’ultime recours de l’ancien attaquant d’Angers SCO (Maine-et-Loire) qui avait été banni des terrains de football pour deux ans par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).
Des traces d’ecstasy et de MDA avaient en effet été retrouvées dans les “urines” d’Ibrahima Niane le 21 mai 2023 au terme d’un match opposant le Stade de Reims à Angers SCO dans le cadre de la 36e journée du championnat de Ligue 1, relate la juridiction dans un arrêt en date du 12 février 2026 qui vient d’être rendu public.
Le club angevin – qui était alors déjà condamné à la relégation en Ligue 2 – était parvenu cet après-midi à faire match nul 2-2 contre son adversaire, qui avait pour sa part fini le championnat à la 11e place. L’attaquant sénégalais – âgé aujourd’hui de 27 ans – avait rejoint Angers dans le cadre d’un prêt avec option d’achat ; lors de ce match contre Reims, il était titulaire et avait été remplacé par Pierrick Capelle à la 64e minute après avoir écopé d’un carton jaune et sans avoir marqué de but.
Après son contrôle antidopage positif au stade Auguste-Delaune, la commission des sanctions de l’AFLD avait alors interdit le 28 avril 2025 à Ibrahima Niane de participer à toute compétition organisée “par une ligue professionnelle” ou une “fédération sportive” qui donnerait lieu à “une remise de prix en argent ou en nature”. Le joueur était aussi banni des “entraînements”, “stages” ou “exhibitions” ; il ne pouvait pas non plus occuper “des fonctions d’encadrement” ou “toute activité administrative”.
UNE “INGESTION VOLONTAIRE” AU RESTAURANT LA VEILLE
L’ancien joueur du FC Metz – où il avait marqué 34 buts entre 2017 et 2023 – avait alors saisi la justice administrative pour faire “annuler” cette sanction ; à défaut, il voulait au moins qu’elle soit “réformée” en un simple “avertissement” ou “une suspension d’une durée comprise entre un et trois mois”.
Mais “les analyses effectuées par le laboratoire antidopage français (…) ont fait ressortir la présence de (…) substances (…) appartenant à la classe des stimulants figurant sur la liste des substances interdites en compétition”, rappelle le Conseil d’Etat.
“Si M. Niane fait valoir que la présence (….) de la substance prohibée provient d’une ingestion involontaire par contamination alimentaire (…) lors du déjeuner du samedi 20 mai 2023 dans l’un des restaurants qu’il fréquentait, il ne formule à cet égard qu’une hypothèse peu étayée, sans même produire d’éléments établissant qu’il s’était rendu dans cet établissement la veille du contrôle ou les jours précédents”, trouve la plus haute juridiction administrative française.
“Alors (…) que les concentrations relevées dans l’échantillon sont compatibles avec une ingestion de la substance le jour de la compétition, c’est sans commettre d’erreur de droit ni inexactement qualifier les faits que la commission des sanctions a considéré qu’il ne pouvait être retenu que l’ingestion (…) avait eu lieu hors compétition et dans un contexte sans rapport avec la performance sportive”, conclut le Conseil d’Etat. “Enfin la durée de deux ans des suspensions prononcée n’est pas disproportionnée.” Ibrahima Niane a donc été débouté et condamné à verser 3.000 € de frais de justice à l’Agence française de lutte contre le dopage./GF


