Jalousie et harcèlement seraient au cœur du double meurtre de Montmorillon selon les premiers éléments de l’enquête

Au lendemain du drame ayant coûté la vie à deux sœurs et à leur agresseur dans la Vienne, de nouvelles précisions permettent de mieux comprendre le déroulé des faits. Selon un communiqué publié ce lundi par la procureure de la République de Poitiers, l’enquête confirme la piste d’un acte motivé par une séparation non acceptée, la principale victime ayant d’ailleurs alerté les autorités locales quelques semaines avant cette issue fatale.
Un contexte de rupture marqué par une intervention de la gendarmerie
Les éléments dévoilés par le parquet viennent éclaircir la nature des relations qu’entretenaient les protagonistes. Le tireur de soixante-six ans et la sœur cadette, âgée de soixante-huit ans, avaient rompu à la fin de l’année 2023. Si une relation amicale s’était réinstallée par la suite, la situation s’est fortement dégradée lorsque la victime a entamé une nouvelle relation amoureuse. Face à l’insistance de son ancien compagnon, elle avait déposé une main courante à la fin du mois de février dernier, poussant les gendarmes à intervenir pour exiger du sexagénaire qu’il cesse tout contact.
Le scénario glaçant d’un guet-apens à domicile
Les autorités ont également pu reconstituer avec plus de précision la chronologie du drame survenu ce dimanche rue de la Duchênerie. L’ancien militaire, qui possédait un casier judiciaire vierge et n’était pas connu comme détenteur d’une arme, a tendu un véritable piège en se dissimulant à l’intérieur de la voiture de ses victimes. Il a d’abord abattu la sœur aînée de soixante et onze ans avec un fusil de petit calibre au moment où celle-ci ouvrait la portière, avant de s’en prendre à son ancienne compagne, abattue au niveau de la porte d’entrée de la maison.
Des autopsies programmées après le suicide de l’agresseur
Comme souligné lors des premiers signalements de cette affaire, c’est l’intervention du voisinage qui a permis de donner l’alerte. Les riverains ont prévenu les forces de l’ordre après avoir aperçu l’auteur des faits regagner son propre pavillon, situé tout près, en étant couvert de sang. L’homme a eu le temps de retourner son arme contre lui et, malgré son évacuation par hélicoptère vers le centre hospitalier universitaire de Poitiers, il a succombé à ses blessures le dimanche soir. La procédure judiciaire suit désormais son co


