Dans les Pays de la Loire, la flambée des tarifs des transports scolaires irrite l’opposition

La région des Pays de la Loire s’apprête à harmoniser les tarifs de ses transports scolaires pour la rentrée de septembre. Selon les informations rapportées par Ouest France et Hit West, cette mesure visant à instaurer un tarif unique provoque la colère de l’opposition politique, qui dénonce une augmentation massive pour les foyers résidant en zone rurale.
La fin des tarifs préférentiels pour les villages
À compter de la rentrée prochaine, la grille tarifaire des cars scolaires régionaux va subir une transformation majeure. L’exécutif régional a en effet pris la décision de supprimer les avantages financiers accordés jusqu’ici aux familles dont les enfants étudient au sein d’un regroupement pédagogique intercommunal. Ces foyers ruraux, qui bénéficiaient d’un abonnement annuel particulièrement avantageux fixé à quatre-vingt-dix euros, devront désormais s’acquitter d’un montant forfaitaire de cent soixante et onze euros, alignant ainsi leur contribution financière sur celle du reste du territoire.
Une double peine dénoncée par l’opposition
Cette révision tarifaire suscite une vive réprobation du côté de la gauche régionale, qui déplore par ailleurs la méthode employée. Les maires des communes concernées auraient été informés de ce quasi-doublement des prix par le biais d’un simple courrier électronique. Les représentants de l’opposition soulignent les lourdes conséquences de cette décision pour ces territoires, soulignant que ces familles sont déjà directement frappées par les nombreuses fermetures de classes annoncées pour l’année scolaire à venir. Ils exhortent ainsi la présidente du conseil régional à reconsidérer cette hausse qu’ils jugent brutale.
L’exécutif invoque l’équité de traitement
Du côté de la majorité régionale, on assume pleinement cette harmonisation tarifaire au nom de l’égalité entre tous les usagers des transports publics. Les instances dirigeantes font valoir que les circuits ruraux offrent aujourd’hui un niveau de service totalement identique aux lignes classiques, avec une prise en charge des élèves assurée au plus près de leur domicile. Pour atténuer la grogne, le conseil régional tient également à relativiser l’effort financier demandé aux parents en rappelant que la collectivité continue de subventionner massivement ce service, en absorbant plus de quatre-vingt-cinq pour cent du coût réel évalué à mille trois cents euros par an et par élève.


