
Le Stade Poitevin Football Club traverse une nouvelle zone de turbulences. Déjà en difficulté en Nationale 2, le club est désormais dans le viseur de la Fédération française de football.
Selon France 3, le 23 avril 2026, une notification officielle a été adressée au club pour « présomption de transmission de faux documents bancaires », entraînant l’ouverture d’une procédure devant la commission fédérale de discipline. Les faits concernent des éléments transmis à la Direction nationale du contrôle de gestion, chargée de surveiller les finances des clubs.
Une preuve de virement contestée
Au cœur du dossier, une attestation de virement présentée lors du dernier passage devant la DNCG. Selon les informations, un partenaire et administrateur du club avait annoncé un apport financier qui n’a finalement jamais été versé.
Le président Philippe Nabe conteste toute responsabilité directe et désigne un ancien membre du conseil d’administration : « Un administrateur, qui était aussi un partenaire, n’a pas été honnête avec les membres du Conseil d’administration et moi-même. Il a été exclu. On lui a fait confiance sur des virements bancaires et on n’aurait pas dû car il y a eu des problèmes de timing ».
Une plainte déposée et une défense assumée
L’homme mis en cause a été écarté du club. De son côté, le Stade Poitevin a engagé des poursuites pour faux et usage de faux. Philippe Nabe affirme que la structure reste solide financièrement et assure être « relativement serein », tout en reconnaissant qu’il « assumera ses responsabilités ».
Des sanctions lourdes envisagées
Sur le plan sportif, les conséquences pourraient être importantes. Le club s’expose à des sanctions allant du retrait de points à une relégation en divisions régionales. Une dimension pénale pourrait également s’ajouter si l’article 40 du code de procédure pénale est activé par la Fédération.
Les dirigeants n’ont pas encore été auditionnés par la commission de discipline. Une nouvelle échéance est prévue le 27 mai devant la DNCG pour la présentation du budget de la prochaine saison.
Une situation déjà fragile sur le plan sportif
Cette affaire intervient dans un contexte délicat pour le club poitevin, actuellement dernier de son groupe en Nationale 2. À trois journées de la fin, la lutte pour le maintien reste engagée.
La saison a déjà été marquée par plusieurs épisodes tendus, dont une perquisition au stade Michel-Amand en décembre, une grève des joueurs en janvier liée à des retards de salaire, ainsi que le départ de l’entraîneur Luc Davaillon fin mars.
Après avoir évité de justesse une relégation administrative la saison passée, le club se retrouve de nouveau confronté à une situation critique.


