
Dans une lettre ouverte, les élus de La France insoumise et communistes demandent à la municipalité de détailler précisément le coût des caméras de vidéosurveillance installées dans la ville selon La Charente Libre. Alors que 78 dispositifs sont aujourd’hui actifs, l’opposition réclame une transparence totale sur leur impact financier pour la collectivité.
Une demande de transparence sur les dépenses
À Angoulême, le débat autour de la vidéosurveillance s’invite à nouveau dans la vie municipale. Dans un courrier rendu public le 5 juin, les élus de La France insoumise et du Parti communiste demandent le détail des coûts liés à l’installation et au fonctionnement des caméras.
La ville compte actuellement 78 dispositifs opérationnels.
Un nouvel investissement contesté
Lors du dernier conseil municipal, la majorité menée par Xavier Bonnefont a présenté un projet d’installation de cinq nouvelles caméras dans le quartier de Bel-Air Grand-Font, pour un coût estimé à 54 126 euros, avec une subvention possible de 50 % de l’État.
Mais pour l’opposition, le débat dépasse le seul investissement initial et concerne aussi les coûts de maintenance et de fonctionnement, ainsi que le centre de supervision urbain rénové pour 375 000 euros.
Un coût global encore flou
L’opposition demande une vision complète des dépenses liées à ce dispositif. Lors des échanges en conseil, le maire a indiqué vouloir aborder plus en détail cette question ultérieurement avec les élus concernés. Une estimation de l’Institut Montaigne évoque un coût annuel moyen de 4 400 euros par caméra pour les collectivités.
Une extension déjà annoncée
En campagne, Xavier Bonnefont avait exprimé sa volonté de poursuivre l’extension du réseau avec dix à douze nouvelles caméras par an sur trois ans. Une perspective qui renforce, selon l’opposition, la nécessité d’un bilan clair avant tout nouvel investissement.
en partenariat avec REGIEPRO


