
La cinquième édition des Fiertés rurales a rassemblé plusieurs milliers de personnes samedi 25 juillet à Chenevelles, dans la Vienne. À cette occasion, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, est venue présenter les principales mesures du nouveau plan gouvernemental de lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBTI.
Un nouveau plan contre les discriminations présenté à Chenevelles
Selon France Bleu, parmi les annonces figurent le renforcement de l’accompagnement des victimes, la simplification des démarches de changement d’état civil pour les personnes transgenres ainsi que la création d’un centre LGBT+ dans chaque département d’ici à 2029. La ministre a justifié ce déplacement en rappelant que « les grandes annonces ne se fassent pas uniquement à Paris ». Elle a également souligné l’augmentation des violences recensées en France, avec 4 900 infractions anti-LGBTI+ enregistrées en 2025. « On est malheureusement dans un contexte qui m’inquiète et qui devrait alerter tous les Français. On a une augmentation des actes et des victimes qui sont de plus en plus jeunes, parce que les auteurs de ces infractions sont de plus en plus jeunes aussi. On parle de collégiens et de lycéens », a-t-elle déclaré.
Des réactions partagées parmi les participants
La présentation de ce plan n’a toutefois pas convaincu tous les participants. Venue des Landes, Nathalie a accueilli ces annonces avec prudence : « On attend la suite. C’est bien de venir là pour présenter des plans mais on en a vu d’autres défiler et il faudrait que ça se traduise par des choses concrètes et que ça fasse avancer des choses. » Son ami Pascal s’est montré plus favorable : « Bravo et merci, même si je ne suis pas forcément du même bord politique, il faut reconnaître que c’est très bien. Je préfère ça à un gouvernement qui serait contre les droits LGBT ou en tout cas qui les freinerait. » La présence de la ministre a également suscité des critiques de certains militants. « Sa présence ne m’a vraiment pas fait du bien », a confié Maxence, bénévole et personne transgenre, estimant que les mesures annoncées ne répondaient pas suffisamment aux attentes de la communauté.


