Découverte d’une pierre tombale du XIXe siècle dans le lit de la Tardoire à La Rochefoucauld-en-Angoumois

Le mardi 28 juillet 2026, la pierre tombale d’un enfant décédé au milieu du XIXe siècle a été mise au jour dans la rivière de la Tardoire, sur la commune de La Rochefoucauld-en-Angoumois, en Charente. Cette découverte inattendue, favorisée par l’étiage lié aux conditions météorologiques, a conduit les autorités municipales à sécuriser le vestige historique et à entamer des recherches généalogiques.
Une mise au jour provoquée par la sécheresse
Le 28 juillet, des riverains ont signalé la présence d’une pierre tombale ancienne reposant directement dans le lit de la Tardoire. Cette apparition singulière est la conséquence directe de l’important déficit pluviométrique qui touche actuellement le département de la Charente. La baisse significative du niveau du cours d’eau, provoquée par la sécheresse estivale, a ainsi permis d’exhumer ce monument funéraire immergé datant de la première moitié du XIXe siècle.
L’identification du défunt et les hypothèses d’effondrement
Les vérifications administratives consécutives à cette trouvaille ont permis de retrouver l’acte de décès correspondant aux inscriptions. Le monument était dédié à un jeune garçon, né le 6 mars 1847 et décédé un peu plus d’un an plus tard, le 16 avril 1848. Selon l’analyse des représentants de la commune, il est probable que la sépulture originelle ait été aménagée à l’époque à proximité immédiate des berges. Au fil des décennies, un épisode de crue aurait provoqué l’érosion du terrain, entraînant l’effondrement de la tombe dans les eaux de la rivière.
La sécurisation du vestige et la recherche de descendants
Afin de préserver ce patrimoine historique, les agents des services techniques de la municipalité sont intervenus deux jours après la découverte pour extraire et mettre à l’abri l’objet en pierre. Parallèlement à cette opération de sauvegarde, des investigations généalogiques ont été lancées dans le but d’identifier et de contacter d’éventuels descendants de la famille de l’enfant. Dans l’éventualité où ces démarches demeureraient infructueuses, il a été acté que le monument funéraire serait définitivement réinstallé et conservé au sein du cimetière communal.
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