Quatre mois après la mort de deux militaires dans la Maine à Angers, où en est l’enquête ?
Le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanque sont morts, dans la nuit du 4 au 5 mai à Angers, lors d’un stage de plongée de combat du génie à Angers. L’enquête, conduite par le parquet de Rennes, est toujours en cours pour déterminer les circonstances de l’accident. Aujourd’hui, les analyses n’ont toujours pas révélé les causes de la mort.

L’enquête sur la mort de deux militaires à Angers demeure, pour l’heure, entourée d’incertitudes. Malgré les investigations menées depuis la découverte des deux victimes dans une cavité, au niveau du pont de la Basse-Chaîne à Angers, aucune conclusion définitive ne permet encore d’établir les causes exactes de leur décès. Bin Chen et Axel Delplanque, les deux militaires, appartenant pour l’un au 6e régiment du génie d’Angers et pour l’autre au 1er régiment étranger du génie de Laudun (Gard), participaient à une formation de plongeur de combat du génie lorsqu’ils ont été victimes de l’accident.
Le stage de plongée avait débuté à Saint-Mandrier (Var) pour la partie mer et s’est poursuivi à Angers pour la partie eau douce.
Le dossier se trouve donc suspendu aux résultats des examens pratiqués sur les deux corps. Contacté sur l’avancée de l’enquête, Jean-Marie Blin, le procureur adjoint de Rennes, indique que « les médecins légistes ne délivrent pas pour l’instant de conclusions certaines sur les causes de la mort ».

Les spécialistes attendent encore les résultats de plusieurs analyses. « Ils attendent les résultats des examens toxicologiques et anatomopathologiques complets pour les deux victimes », précise le magistrat.
Ces examens doivent permettre de déterminer si les militaires ont succombé à une cause médicale, à une intoxication ou à un autre phénomène, mais aussi d’apporter d’éventuels éléments permettant de comprendre les circonstances dans lesquelles leurs décès sont intervenus.
Des réponses encore attendues
Pour les enquêteurs, ces résultats constituent donc une étape déterminante. Tant que les analyses toxicologiques et anatomopathologiques ne sont pas achevées, il reste difficile de tirer des conclusions sur l’origine des décès.
À ce stade, aucune cause certaine de la mort n’est donc retenue par les médecins légistes. Les investigations se poursuivent en parallèle afin de reconstituer les dernières heures des deux militaires et de vérifier les différents éléments recueillis depuis le début de l’enquête.
Une fois les résultats des analyses connus, le parquet pourra décider des suites à donner à l’enquête préliminaire ouverte et, le cas échéant, de nouvelles investigations à mener. Pour l’heure, le mystère demeure.
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