Disparition de Lydie Logé : Monique Olivier de retour dans l’Orne pour tenter de retrouver le corps
Plus de trois décennies après la disparition de Lydie Logé, l’enquête connaît un nouvel épisode ce jeudi 12 février dans l’Orne. Monique Olivier, ancienne épouse de Michel Fourniret, participe à des...

Plus de trois décennies après la disparition de Lydie Logé, l’enquête connaît un nouvel épisode ce jeudi 12 février dans l’Orne. Monique Olivier, ancienne épouse de Michel Fourniret, participe à des recherches destinées à localiser le corps de la jeune femme disparue en décembre 1993, à l’âge de 29 ans.
Des investigations relancées grâce à l’ADN
Selon France Bleu, longtemps restée sans réponse, l’affaire a connu un tournant en 2018. De nouvelles analyses ont permis de retrouver l’ADN de Lydie Logé dans la camionnette de Michel Fourniret. Depuis, Monique Olivier, aujourd’hui âgée de 77 ans, a reconnu avoir été présente aux côtés du tueur en série, décédé depuis, au moment des faits présumés.
Treize mois après de premières reconstitutions, elle revient sur plusieurs sites, notamment à Saint-Christophe-le-Jajolet, où vivait la jeune mère de famille avant sa disparition, aujourd’hui rattachée à Boischampré.
« Permettre à la famille de faire son deuil »
Le maire de la commune nouvelle, Michel Lerat, déjà en poste en 1993, exprime l’attente persistante autour de cette affaire. « J’espère qu’ils (les enquêteurs) vont retrouver quelque chose car les soeurs de Lydie Logé n’ont toujours pas admis cette disparition. Si jamais le corps était retrouvé, je sais que pour elles ce serait certainement un gros soulagement. Quelque part, elles n’ont pas fait leur deuil. Que l’enquête soit toujours menée, c’est déjà beaucoup et ça veut dire que ce n’est jamais terminé. C’est rassurant mais ça remue aussi, certainement, beaucoup de choses dans les familles. Ça doit être très dur pour elles. C’est à elles que je pense. »
Dans le village, l’émotion demeure vive. Géraldine, une habitante, confie son trouble : « Ça s’est passé là, dans un tout petit village où il ne se passe pas grand-chose. C’est à deux pas de ma maison, on a fait construire. Est-ce qu’il n’y a pas des choses sous notre maison ou dans les bois dans lesquels on se promène ? On se pose des questions. »
L’espoir d’une avancée décisive
Les recherches engagées ce jeudi mobilisent d’importants moyens, avec l’espoir de mettre un terme à plus de 32 ans d’incertitude. La disparition de Lydie Logé, survenue un jour de décembre 1993, reste l’une des affaires criminelles les plus marquantes de l’Orne, toujours en quête de vérité.


