Six oiseaux d’ornement ont été abattus au Grand-Lucé après une détection de grippe aviaire
D’après un communiqué de la préfecture de la Sarthe diffusé ce jeudi 26 février, un foyer d’influenza aviaire a été identifié dans un parc privé du sud-est du département. Pour endiguer...

D’après un communiqué de la préfecture de la Sarthe diffusé ce jeudi 26 février, un foyer d’influenza aviaire a été identifié dans un parc privé du sud-est du département. Pour endiguer la propagation du virus, les services de l’État ont ordonné l’abattage immédiat de plusieurs spécimens, dont des oies et des cygnes, marquant le retour de la vigilance sanitaire sur le territoire sarthois.
Une opération ciblée dans un parc privé sarthois
L’alerte a été donnée suite à la confirmation de la souche hautement pathogène du virus sur deux oiseaux de la commune du Grand-Lucé. En réponse, un arrêté préfectoral a été pris pour procéder à l’abattage sanitaire des six volatiles captifs présents dans cet enclos d’agrément. Si cette intervention reste géographiquement limitée, elle rappelle la fragilité du statut sanitaire du département, qui avait été relativement épargné par les foyers en élevages commerciaux depuis le lancement de la campagne de surveillance l’été dernier.
Aucune restriction supplémentaire pour les élevages voisins
Malgré la dangerosité du virus pour les populations aviaires, la préfecture se veut rassurante pour la filière professionnelle. Selon Le Maine Libre, cet arrêté spécifique ne s’accompagne pas, pour l’heure, de mesures de restriction ou de zones de protection renforcées pour les exploitations agricoles situées à proximité du foyer. Les autorités estiment que le confinement strict des animaux dans ce parc privé permet de limiter les risques de diffusion latérale vers les élevages de volailles du secteur.
La menace s’intensifie avec le retour des migrations
Ce cas survient dans un contexte national tendu où plus d’une centaine de foyers ont déjà été recensés depuis octobre. Les services vétérinaires alertent sur l’augmentation du risque dans les semaines à venir, en raison du passage des oiseaux sauvages lors de leur migration ascendante. Le niveau de risque reste maintenu à « élevé » sur l’ensemble de la France, imposant des mesures de biosécurité strictes comme la mise à l’abri systématique des oiseaux, l’interdiction des rassemblements et des protocoles de transport rigoureux pour les transporteurs de palmipèdes.


