
Le tribunal judiciaire d’Argentan a rendu son délibéré ce mardi 3 mars 2026 concernant un homme de 27 ans poursuivi pour détention et diffusion d’images à caractère pédopornographique. Selon les informations rapportées par l’Orne Combattante, le prévenu, qui résidait à Tinchebray-Bocage au moment des faits, a été reconnu coupable d’avoir sollicité et échangé des contenus illégaux avec ce qu’il pensait être une mineure de douze ans.
Un piège tendu par une association spécialisée
L’affaire a débuté en janvier 2024 suite à un signalement de l’association Team Moore, un collectif qui lutte contre la pédocriminalité en ligne en créant des profils d’enfants fictifs pour identifier les prédateurs. Le groupe avait transmis au procureur de la République plus de 230 captures d’écran issues de conversations sur Messenger. Les échanges révélaient que l’individu avait envoyé des clichés et des vidéos de lui nu à un faux profil de fillette, tout en insistant lourdement pour obtenir des images de cette dernière en retour, ignorant délibérément ses refus liés à son jeune âge.
Un profil marqué par une immaturité intellectuelle
À la barre, l’homme, désormais installé à Vimoutiers, a peiné à expliquer ses actes, se contentant de répéter qu’il n’avait pas réfléchi. L’expertise psychiatrique a mis en lumière un trouble du développement intellectuel et une immaturité profonde, le prévenu percevant d’ailleurs l’allocation adulte handicapé. Bien qu’il ait nié l’origine de certaines vidéos particulièrement sordides impliquant un animal, le tribunal a relevé des éléments matériels concordants dans son domicile permettant d’établir sa responsabilité.
Un suivi sociojudiciaire strict pour éviter la récidive
Le procureur de la République a souligné le caractère inquiétant des faits et le risque de réitération, d’autant que l’association avait effectué un second signalement en mai 2024 pour des agissements similaires. Le tribunal a finalement prononcé une peine d’un an de prison intégralement assortie d’un sursis simple. Cette condamnation s’accompagne d’un suivi sociojudiciaire de cinq ans avec une injonction de soins, de l’interdiction de contact ou d’activité avec des mineurs, et de l’interdiction de détenir un animal pendant cinq ans. Le condamné est également inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).


