Municipales 2026 à Angers : le logement au cœur de la bataille électorale
À quelques jours du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la question du logement s’impose comme l’un des sujets majeurs de la campagne à Angers. Dans une ville dont la...

À quelques jours du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, la question du logement s’impose comme l’un des sujets majeurs de la campagne à Angers. Dans une ville dont la population continue de croître et où les prix de l’immobilier ont fortement augmenté ces dernières années, l’accès au logement — pour les étudiants, les familles ou les ménages modestes — est devenu un enjeu central du débat politique.
Sept listes sont en lice pour diriger la ville, chacune proposant sa vision pour répondre à la tension sur le marché immobilier et au besoin de nouveaux logements.
Christophe Béchu : poursuivre la construction et l’aménagement
Le maire sortant Christophe Béchu, soutenu par une coalition de la droite et du centre, mise sur la continuité de la politique menée depuis 2014.
Son programme met l’accent sur :
- la construction de nouveaux logements pour accompagner la croissance démographique ;
- le développement de nouveaux quartiers et l’aménagement urbain autour des transports ;
- le maintien d’un équilibre entre logements sociaux et logements privés.
La majorité sortante insiste également sur la nécessité de préserver la qualité de vie et les espaces verts tout en développant la ville.
Romain Laveau : plus de logements sociaux et régulation du marché
La principale opposition vient de la liste « Demain Angers », menée par l’écologiste Romain Laveau et soutenue par plusieurs partis de gauche et écologistes.
La coalition propose notamment :
- d’augmenter la part de logements sociaux dans les nouvelles constructions ;
- de mieux encadrer les loyers pour limiter la hausse des prix ;
- de lutter contre les logements vacants ;
- de développer des logements écologiques et moins énergivores.
La liste met aussi l’accent sur la situation des étudiants et des jeunes actifs, particulièrement touchés par la tension sur le marché locatif.
Arash Saeidi : une politique plus offensive contre la spéculation
La liste « Angers populaire », menée par Arash Saeidi pour La France insoumise, défend une approche plus radicale sur la question du logement.
Elle propose :
- une augmentation importante du logement social ;
- des mesures contre la spéculation immobilière ;
- une politique municipale plus interventionniste pour faire baisser les loyers.
L’objectif affiché est de garantir un accès au logement pour tous.
Nicolas Cuisinier (NPA-Révolutionnaires) : priorité aux classes populaires
Le NPA-Révolutionnaires, avec la liste « Angers ouvrière et révolutionnaire » menée par Nicolas Cuisinier, se positionne sur une ligne anticapitaliste.
Le mouvement défend :
- la construction massive de logements sociaux ;
- la réquisition des logements vides ;
- une politique municipale tournée vers les travailleurs et les ménages les plus modestes.
Le logement est présenté comme un droit fondamental qui ne doit pas être soumis aux logiques du marché.
Valentin Rambault : une approche citoyenne et transpartisane
La liste « Angers 2026 », menée par Valentin Rambault, se présente comme un mouvement citoyen sans étiquette partisane visant à dépasser les clivages politiques.
Parmi ses priorités :
- améliorer l’accès au logement pour les habitants ;
- soutenir l’accession à la propriété ;
- proposer des solutions locales pour mieux adapter l’offre de logements aux besoins des quartiers.
Le mouvement met en avant une approche pragmatique et participative.
D’autres listes également en lice
Deux autres listes participent également au scrutin :
- Aurore Lahondès pour le Rassemblement national
- Céline L’Huillier pour Lutte ouvrière
Ces candidatures portent aussi leurs propres propositions sur l’accès au logement et l’aménagement urbain.
Un enjeu déterminant pour l’avenir de la ville
Avec une population qui dépasse les 150 000 habitants et une forte attractivité universitaire, Angers fait face à une pression croissante sur le logement. Les décisions prises lors de la prochaine mandature pourraient profondément influencer l’évolution de la ville, entre développement urbain, justice sociale et transition écologique.


